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Covid-19 : les aconiers s’organisent pour rester opérationnels

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Chaque jour 2000 personnes passent à Motu Uta. Si la Covid 19 s’y propage, cela pourrait fortement compromettre l’activité. 90% des marchandises importées – dont la nourriture et les médicaments -transitent par le Port. Alors, les aconiers s’organisent pour maintenir le déchargement des porte-conteneurs afin que le fenua continue à être approvisionné.

Publié le 29/08/2020 à 10:03 - Mise à jour le 31/08/2020 à 8:41
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Chaque jour 2000 personnes passent à Motu Uta. Si la Covid 19 s’y propage, cela pourrait fortement compromettre l’activité. 90% des marchandises importées – dont la nourriture et les médicaments -transitent par le Port. Alors, les aconiers s’organisent pour maintenir le déchargement des porte-conteneurs afin que le fenua continue à être approvisionné.

Elle est la porte d’entrée de la majorité des marchandises acheminées au fenua : la plateforme portuaire de Papeete est la seule d’envergure internationale en Polynésie. 90% des marchandises importées chaque année y transitent. Et des milliers de tonnes de fret sont convoyées de Papeete vers les archipels. 2000 personnes fréquentent ce site au quotidien.

En cas de négligence, la Covid 19 pourrait s’y répandre à vitesse grand V, et avoir un impact majeur sur le Pays.

Car si les acconiers ne sont plus en mesure de décharger les porte-conteneurs : la Polynésie ne serait alors presque plus approvisionnée, notamment en denrées alimentaires et médicaments. Une responsabilité majeure, que ces travailleurs prennent au sérieux.

« C’est le seul endroit où l’on sort nos marchandises, les aliments pour les grands magasins. Ce qui voudrait dire qu’il n’y aurait plus rien qui sort. C’est pour cela que notre employeur a pris la décision de nous protéger pour qu’on puisse assurer le débarquement de tous les conteneurs », explique le représentant du syndicat des aconiers, Mahinui Temarii.

Pour éviter d’éventuelles contaminations massives, lundi, l’une des sociétés aconage va remettre en place son système d’équipes alternées, déjà expérimenté lors de la première vague épidémique en mars pour éviter d’éventuelles contaminations massives.

« C’est notre employeur qui a décidé qu’on puisse mettre deux équipes de travail dans la semaine. Ce qui veut dire qu’on divise l’équipe par deux. L’une travaille le lundi et l’autre le mardi et ainsi de suite », précise Mahinui Temarii

Cette société a également réactivé sa cellule de crise.Quant aux priorités de déchargement elles concernent les navires au long-cours.

Reportage de Laure Philiber et Esther Parau Cordette.

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