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Covid-19 : l’Apair Apurad aide les malades et les hôpitaux

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L’explosion des formes graves de Covid-19 engendre une réorganisation urgente de tous les soins périphériques. La prise en charge des personnes dyalisées par exemple a nécessité de nouveaux investissements

Publié le 28/08/2021 à 18:16 - Mise à jour le 28/08/2021 à 18:19
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L’explosion des formes graves de Covid-19 engendre une réorganisation urgente de tous les soins périphériques. La prise en charge des personnes dyalisées par exemple a nécessité de nouveaux investissements

L’Apair Apurad traite actuellement 270 patients en insuffisance rénale. Afin de garantir leur prise en charge même en cas de contamination à la Covid-19, une réorganisation a été opérée. Le centre de Mahina a été aménagé pour n’accueillir que les patients Covid.

“On a armé à ce jour 36 postes covid pour pouvoir prendre en charge les covid pour pouvoir, à la demande de l’hôpital, soulager le service d’hémodialyse de l’hôpital qui est complètement saturé et ça serait intenable pour eux. Donc à ce jour, nous avons eu 64 patients qui ont eu ou qui ont le covid, et sur ces 64 patients, nous prenons en charge l’Apair Apurad, 32 patients qui sont stables sur des différentes séries covid Apair Apurad”, explique le Dr Frédérique Daviet, directrice des soins.

L’Apair Apurad ne fait pas que de l’hémodialyse, elle assure également des missions d’oxygénothérapie. Son champ d’action a été étendu afin de soulager les structures hospitalières de l’ensemble de la Polynésie. “Avant, c’était essentiellement pour les insuffisants respiratoires. Et donc là avec la vague covid, l’Apair Apurad a donc équipé des patients à domicile en extracteur à oxygène pour soulager les structures hospitalières et avec notamment environ 20 extracteurs d’oxygène qui ont été prêtés aux îles pour soulager les structures hospitalières et permettre de traiter ces patients qui ont besoin d’oxygène avec leur pneumopathie covid”, détaille Dr Gabrielle Normand, néphrologue.

La réorganisation des structures a nécessité des investissements supplémentaires. Depuis le début de l’année les surcoûts ont été évalués à 50 millions. Afin de soulager un peu plus les équipes du CHPF, des équipements ont été prêtés mais également du personnel, principalement des infirmières qui assure les gardes de nuit au service de réanimation. “On parle beaucoup des soignants. Certes que nous sommes là pour aider la population, mais il y a toute cette partie de personnel technique administratif, les dirigeants et surtout nos techniciens. Et sans eux, nous ne pourrions absolument pas travailler actuellement. Et tout le personnel administratif actuellement, si nous ne l’avions pas, nous ne pourrions pas fonctionner comme nous le faisons actuellement avec cette performance”, souligne Dr Grégory Detrun, président de l’Apair Apurad.

Malgré l’augmentation de la charge de travail et des dépenses, l’Apair Apurad dispose encore de ressources pour contribuer à la mission quotidienne des services de santé, celle de sauver des vies.

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