mercredi 12 août 2020
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Covid-19, Confinement : comment Aéroport de Tahiti va relancer son activité

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Quel est l’impact de la crise sur Aéroport de Tahiti ? La société a fait le bilan de ces derniers mois difficiles. La chute du trafic aérien a fortement impacté l’activité d'ADT qui compte 200 salariés. Un plan de sauvegarde a été signé en accord avec les syndicats. L’aéroport compte désormais sur la réouverture du trafic pour remonter la pente.

Publié le 24/06/2020 à 15:42 - Mise à jour le 26/06/2020 à 15:18
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Quel est l’impact de la crise sur Aéroport de Tahiti ? La société a fait le bilan de ces derniers mois difficiles. La chute du trafic aérien a fortement impacté l’activité d'ADT qui compte 200 salariés. Un plan de sauvegarde a été signé en accord avec les syndicats. L’aéroport compte désormais sur la réouverture du trafic pour remonter la pente.

Après une année florissante en 2019, l’aéroport de Tahiti a lui aussi subit le choc du confinement.

De janvier à fin mai, le trafic enregistré s’élève à 397 000 passagers contre 800 000 à la même période l’an dernier soit une baisse de plus de 50%. Pendant le confinement, le niveau d’activité le plus bas a été observé la première semaine d’avril avec seulement 24 mouvements…

« C’est une première pour ADT, je pense que c’est une première pour beaucoup d’entreprises. Je pense que c’est une première pour beaucoup de pays aussi. C’est une crise qui est très dure. Nous allons perdre dans l’ensemble de l’année 2020 par rapport à 2019, probablement entre 55 et 60% de trafic et à peu près autant de revenus donc de chiffre d’affaires d’entreprise. C’est vrai pour nous, c’est vrai pour les compagnies aériennes, c’est vrai pour les hôtels. Tout le secteur est très très touché aujourd’hui par cette crise », déclare Jean-Michel Ratron directeur général d’Aéroport de Tahiti.

« Nous avons une société qui est bien gérée depuis 10 ans, qui a des fondamentaux solides y compris en termes financiers, et qui sera accompagnée« 

Jean-Michel Ratron directeur général d’Aéroport de Tahiti

« ADT est en situation de trésorerie, comme toutes les entreprises, tout à fait dramatique. On est dans une trésorerie qui est complètement négative de façon très importante. Nous avons une société qui est bien gérée depuis 10 ans, qui a des fondamentaux solides y compris en termes financiers, et qui sera accompagnée par ces créanciers et ces banquiers de façon très positive et nous n’avons pas d’alerte sur un danger immédiat y compris jusqu’à la fin de l’année 2021. On a négocié avec nos banquiers et ça se passe bien. »

Sauvegarder les emplois

Si la reprise du trafic domestique amorcée fin mai permet une légère amélioration de l’activité, ADT est suspendu à la réouverture des vols internationaux avec un programme de vols réguliers. La société compte 200 salariés fortement impactés par la crise. Elle annonce également un plan de sauvegarde des emplois : « Nous avons un accord qui a été signé la semaine dernière, de 80% de temps de travail, donc 20% de réduction du temps de travail que nous avons mis en place avec des mesures d’accompagnement qui permettent au salarié de pouvoir choisir en fonction de ses besoins propres et de sa vie familiale propre entre congés ou baisse de rémunération et nous avons également inscrit ADT dans le dispositif qui a été mis en place par le Pays du CSE. Et nous avons également innové avec la mise en place d’une bourse d’activité qui permet aux salariés qui n’ont plus du tout d’activité, les hôtesses du salon par exemple, de continuer à travailler pour ADT, ce qui permet à l’entreprise de maintenir leur rémunération et leur temps de travail à 80% même si elles n’ont plus d’activité du tout. Et ça c’est assez innovant. »

« que les Polynésiens puissent venir déjeuner, dîner à l’aéroport même si ce n’est pas pour prendre un vol« 

Jean-Michel Ratron directeur général d’Aéroport de Tahiti

Outre la reprise du trafic, ADT annonce également renforcer l’attractivité de ses commerces pour tenter de remonter la pente.

« Au-delà de l’aérien ou de l’aéronautique, on a prévu de renforcer l’attractivité des commerces, de manière à avoir des sources de revenus un peu plus équilibrées entre ce que nous appelons nous l’aéronautique c’est-à-dire ce qui est lié aux vols tout simplement, et ce que nous appelons l’extra-aéronautique qui est lié aux autres activités de l’aéroport. On a la chance ici d’avoir un aéroport de centre-ville. On a la chance d’avoir un aéroport qui est très facile d’accès, et on va essayer de redynamiser toute l’offre commerciale de l’aéroport. Un des points qui est en cours, c’est l’appel d’offres sur la restauration, à la fois en zone publique et en zone réservée. L’objectif pour nous c’est d’avoir une restauration encore plus attractive pour finalement faire ce qui se passait il y a quelques années ici. À savoir que les Polynésiens puissent venir déjeuner, dîner à l’aéroport même si ce n’est pas pour prendre un vol. »

« C’est un peu le paradigme des managers maintenant. C’est s’adapter aux situations de crise. »

Jean-Michel Ratron directeur général d’Aéroport de Tahiti

La société espère retrouver une bonne santé d’ici fin 2022, si aucun reconfinement n’a lieu : « La situation qui serait difficile pour nous ce serait un reconfinement des marchés européens et étasuniens. Les deux. Aujourd’hui ce n’est pas ce qui se profile. On est plutôt sereins par rapport au rythme de reprise. Si jamais il devait y avoir à nouveau des reconfinements, nous nous adapterons comme on l’a fait ce printemps. On s’adaptera à nouveau à une baisse d’activité. C’est un peu le paradigme des managers maintenant. C’est s’adapter aux situations de crise. »

Par ailleurs, retardé à cause du confinement, le transfert des aéroports de Bora Bora, Rangiroa et Raiatea entre l’État et le Pays est programmé le 1er octobre 2020.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

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Taxer le sucre est-il efficace ?

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Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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