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Covid-19 : ces touristes livrés à leur sort

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Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Les touristes encore présents au fenua souhaitent rentrer chez eux mais peinent à trouver des solutions, voire même des réponses à leurs questions. Métropolitains pour la plupart, ils se sentent complètement laissés à l’abandon.

Publié le 24/03/2020 à 18:17 - Mise à jour le 26/03/2020 à 16:19
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Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Les touristes encore présents au fenua souhaitent rentrer chez eux mais peinent à trouver des solutions, voire même des réponses à leurs questions. Métropolitains pour la plupart, ils se sentent complètement laissés à l’abandon.

Il ne fait pas bon être touriste en cette période de crise. Certains ressortissants étrangers savent depuis dimanche qu’ils sont bloqués pour au minimum un mois sur le sol polynésien. Pour les métropolitains, c’est encore le grand flou.

« Depuis la semaine dernière, on a demandé à être rapatriés dès qu’on est arrivés. Tous les interlocuteurs qu’on a eu au début nous disaient qu’ils s’occupaient de tout. La cellule de crise nous a dit qu’ils nous trouveraient des billets, qu’ils s’occupaient de rapatrier les gens. Au fur et à mesure, on s’est rendus compte qu’ils ne s’occupaient de rien, qu’ils référençaient juste les touristes, et que c’était à nous de trouver des billets. (…) Donc on est arrivés dimanche à l’aéroport, à 4 heures du matin pour le vol de 8 heures avec Air France. On a fait la queue pendant plus de 4 heures, c’était la cohue, tout le monde se poussait. Il n’y avait aucune organisation. Et donc au final, on n’a pas eu le vol » explique Arthur Soulard, un touriste de métropole.

« On est complètement abandonnés »

un touriste métropolitain

« Je ne sais pas ce que je vais faire, je ne sais pas où je vais être logé. Personne ne va prendre en charge notre logement. (…) Dans 6 jours, je n’ai plus de cachets pour ma tension. Je ne sais même pas comment ça va se passer. On est complètement abandonnés » nous dit Philippe Pointier, un touriste venu de métropole également. « Ce que l’on ne comprend pas, c’est qu’au niveau des autorités, on n’a même pas un petit message. On comprend bien que c’est une situation difficile, mais au moins faire un communiqué ou nous donner quelques options à suivre ? Aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’il va arriver, et on risque d’être une charge pour la situation actuelle » confie Sébastien Lemahieu, un autre touriste.

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« La plateforme Ariane est conseillée par le gouvernement pour pouvoir être référencé pour être rapatrié, sauf qu’il n’y a pas la Polynésie française sur Ariane. Il n’y a aucun DOM-TOM. Il n’y a pas la France, en fait. Donc si on n’est pas à l’étranger à proprement parler, visiblement on n’est pas dans le listing de rapatriement. En tout cas, on ne peut pas s’inscrire » déplore la touriste Bertille Duboulet.

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Ne sachant plus vers qui se tourner, certains ont préféré tenter leur chance du côté de l’aéroport. Pour rentrer sur Paris, ce couple a dû acheter des billets sur deux vols qui ont ensuite été annulés. « On nous a dit tous les jours de venir ici, qu’on allait être placés sur Air Tahiti Nui, qu’il allait y avoir des accords. On nous a mis, soi-disant, sur une liste Air France. Ce matin, on est revenus et on nous a dit que non, ni Air Tahiti Nui ni Air France n’avaient des accords avec French Bee. On nous a dit qu’il n’y aurait personne de French Bee qui partiraient sur ces deux compagnies-là et ce soir et demain matin, et que notre seule solution pour rentrer à Paris, c’était d’acheter à nouveaux deux billets via United Airlines, ce que nous avons fait, en espérant que le vol ne soit pas annulé pour la troisième fois » déclarent Gilles et Sophie Isabet.

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Thibault et Marion, eux, ont pu avoir des places sur le dernier vol de la semaine et ils croisent les doigts pour qu’il ne soit pas annulé : « On n’a aucun plan B sinon. En plus, on est tous les deux soignants à Paris donc on est attendu au vu de ce qui se passe. On a essayé de faire valoir ça, mais apparemment il n’y a aucune priorité qui rentre en jeu. C’est très compliqué. En plus, on devait reprendre le boulot cette semaine. On n’a pas d’autre choix que de partir ».

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Les touristes étrangers et métropolitains encore présents sur le territoire n’ont plus que cette semaine pour espérer rentrer chez eux. Encore faut-il qu’ils trouvent une place sur l’un des 7 derniers vols prévus au départ de Tahiti, et qu’ils satisfassent aux exigences des États-Unis où la majorité d’entre eux transitent, ce qui n’est pas le cas pour tous.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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