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Coronavirus : pénurie de masques dans plusieurs pharmacies

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Les déclarations des autorités sanitaires n’ont visiblement pas suffi à rassurer la population : deux à trois milliers de masques ont été vendus à Tahiti en l’espace de quelques jours. Pris au dépourvus, les fournisseurs ne sont plus en mesure de répondre à la demande des pharmacies. Alors que l’inquiétude vire à la psychose, Agnès Buzin, ministre de la Santé en métropole, rappelle que c’est "totalement inutile d’acheter des masques".

Publié le 27/01/2020 à 16:36 - Mise à jour le 28/01/2020 à 15:30
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Les déclarations des autorités sanitaires n’ont visiblement pas suffi à rassurer la population : deux à trois milliers de masques ont été vendus à Tahiti en l’espace de quelques jours. Pris au dépourvus, les fournisseurs ne sont plus en mesure de répondre à la demande des pharmacies. Alors que l’inquiétude vire à la psychose, Agnès Buzin, ministre de la Santé en métropole, rappelle que c’est "totalement inutile d’acheter des masques".

La confirmation vendredi de trois cas sur l’hexagone a fait mouche en Polynésie. Trois jours plus tard, les pharmacies du fenua sont prises d’assaut et les masques sont déjà en rupture de stock dans la plus part des officines. En tête des clients les plus anxieux, on trouve sans surprise les voyageurs. “Ce sont des gens qui partent en Asie et qui prennent des précautions” explique Hélène Teinauri, assistante d’un pharmacien à Faa’a.

Postée à l’entrée de l’aéroport, une officine de Faa’a a écoulé près de 1 000 masques en quelques jours. Devant l’ampleur du phénomène, les responsables tentent de relativiser, et surtout, de rassurer les clients. “Les gens ont peur, mais notre rôle est de rassurer. On donne les directives qui sont données par la direction de la Santé. (…) De toutes les façons, on va être arrêté dans cet effort, dans la mesure où il n’y a plus de masques disponibles sur le territoire. En tout cas, chez nos grossistes, il n’y en a plus” déclare Fabienne, co-gérante de la pharmacie.

Priés d’anticiper la demande, les grossistes se retrouvent avec une équation à deux inconnues. Quelle quantité prévoir pour un produit que personne n’achète en temps normal ? Et comment le faire venir ? “C’est quelque chose qui coûte peu cher et qu’on a l’habitude de faire venir par bateau, donc si ça devait arriver par bateau, ça n’arrivera que dans trois mois. Les faire venir par avion, cela va coûter plus cher, donc qui va payer le surcoût ? (…) Franchement, on ignore quelles sont les quantités à commander. Agnès Buzin a annoncé que c’était totalement inutile, et que les seules personnes qui ont besoin de porter un masque sont les personnes contaminées. Sachant qu’aujourd’hui, il n’y a que trois cas en France” précise Séverine Evain, directrice de Cerpol.

Du reste, tant que le virus ne circule pas, le port du masque ne sert à rien, rappelle donc la ministre. Au contraire : dans la mesure où il ne protège ni les mains ni les yeux, il peut donner une fausse impression de sécurité. Par ailleurs, l’État dispose de “dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie”.

Et dans le pire des scénarios, le Pays se tient prêt à déployer une réserve de 20 000 masques.

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