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Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

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Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Publié le 30/01/2020 à 9:30 - Mise à jour le 30/01/2020 à 11:36
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Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Au centre 15 du Samu, la régulation médicale ne ferme jamais l’œil. En cas de doute, c’est elle qu’il faut appeler et c’est elle qui fait le tri des appels, car toute personne qui tousse n’est pas forcément porteuse du virus. « Dans le cadre de l’épidémie, la consigne est que les gens appellent d’abord le 15 où ils vont avoir un contact avec un médecin qui va faire l’évaluation du cas et voir s’il est suspect ou non » explique Vincent Simon, chef des urgences.

Il n’y a pas de procédure particulière pour le coronavirus : les précautions sont les mêmes que pour une épidémie de grippe. Le patient fait l’objet d’une enquête puis d’un diagnostic biologique sur place, ce qui n’est pas donné à tous les hôpitaux. « On a un très beau laboratoire bien équipé, qui maîtrise très bien les techniques de biologie moléculaire. Donc dès la semaine prochaine, nous serons en mesure de réaliser ces examens sur le territoire sans être obligés d’envoyer les échantillons en métropole à un centre national de référence » déclare Bruno Duclos, directeur des soins.

« L’hôpital est tout à fait en mesure de recevoir ces patients. Il a une capacité d’adaptation pour libérer des chambres isolées des secteurs, et accueillir les patients dans les meilleures conditions possibles, tout en permettant au personnel d’être totalement protégé » ajoute-t-il. Pour le personnel, le matériel de protection est le même que pour toute pathologie transmissible, c’est-à-dire la blouse, les gants et le masque respiratoire. « On prend des précautions comme on le fait pour tous les autres patients » nous dit Hilda Steng, infirmière des urgences.

Si un premier cas suspect devait être confirmé en Polynésie, il serait mis en quarantaine dans une chambre prévue par le CHPF. Un confinement qui n’a rien de particulier, si ce n’est son emplacement. « Elle a la particularité d’être située à l’entrée de l’hôpital, au niveau des services des urgences, avec un accès direct par l’extérieur pour permettre d’éviter les contacts avec d’autres patients de l’hôpital » précise Vincent Simon.

Dans cette unité, une douzaine de chambres peuvent être réquisitionnées, mais les autorités appellent à relativiser. Si le coronavirus fait beaucoup parler de lui, il reste moins contagieux que la rougeole. « Contrairement au virus de la rougeole qui a une grande contagiosité, puisque il peut infecter jusqu’à 18 personnes autour d’un cas. Ici, on est dans une limite de 2 à 4 personnes autour d’un cas » indique Jacques Reynald, ministre de la Santé. L’épidémie survenue aux Samoa en décembre 2019 avait fait près de 80 morts, dont une majorité d’enfants.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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