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Coqueluche, oreillons, pneumocoque : les vaccins deviennent obligatoires en Polynésie

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Publié le 27/11/2018 à 13:33 - Mise à jour le 27/11/2018 à 13:33
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La Polynésie française dispose actuellement de recommandations vaccinales, pour la population, de la naissance à l’âge de 16 ans. La politique de vaccination est définie par la délibération de l’Assemblée de Polynésie du 23 mai 1995 modifiée portant réglementation “des vaccinations contre certaines maladies transmissibles de l’enfant”. Les modalités d’application ont fait l’objet de plusieurs arrêtés en Conseil des ministres dont la dernière mise à jour date de 2014.

>>> Lire aussi : Vidéo – ​Deux nouveaux vaccins bientôt obligatoires en Polynésie ?

Nous en parlions en début d’année, deux vaccins aujourd’hui recommandés vont devenir obligatoires. Les oreillons et la Coqueluche. Mais les enfants les reçoivent déjà car ils sont combinés à d’autres en une seule et même injection :  InfanrixHexa®, InfanrixQuinta® et Hexion® pour la vaccination contre la coqueluche, ROR® ou MMR VaxPro® pour la vaccination contre les oreillons. “On souhaite rendre deux vaccins obligatoires en plus pour des raisons de simplification des pratiques parce que ces vaccins sont administrés de façon combinée. Il y a notamment le vaccin contre les oreillons qui est inclus dans le ROR qui protège contre 3 maladies : rougeole, rubéole et oreillons. De façon paradoxale, rougeole et rubéole sont obligatoires alors qu’oreillons est recommandée. Donc pour simplifier les choses, on va le passer de façon obligatoire. Et on fera la même chose pour la coqueluche”, expliquait à l’époque Jean-Marc Segalin médecin responsable du bureau des programmes de pathologies infectieuses à la direction de la Santé. 

> Oreillons, coqueluche, et maladie à pneumocoque

Pour les oreillons et la coqueluche, il n’y a donc pas d’injection supplémentaire. Mais un troisième vaccin va devenir obligatoire : celui contre la maladie à pneumocoque. Ce vaccin existe en présentation spécifique : Prevenar®. Il est déjà pratiqué couramment en Polynésie et contribue, avec les vaccins des oreillons et de la coqueluche “à une excellente couverture vaccinale des enfants”, souligne le Conseil des ministres. “La couverture vaccinale est la proportion de personnes vaccinées dans une population donnée à un moment donné. C’est un indicateur de performance du programme vaccinal.”

L’objectif à atteindre pour le gouvernement est “de maintenir une couverture vaccinale de 95 % pour l’ensemble des vaccinations, répondant ainsi aux objectifs de santé publique pour la Polynésie. En 2012, elle était de plus de 97 %. Afin de pérenniser ces bénéfices et pour garantir la non introduction de maladies, dont la Polynésie française est préservée”, un projet de loi du Pays a été examiné en Conseil des ministres. Il inscrit les vaccins contre les oreillons, la coqueluche et celui contre la maladie à pneumocoque, aujourd’hui recommandés,  au titre de vaccins obligatoires.

Rédaction web avec compte-rendu du conseil des ministres 

Les autres sujets dans le compte-rendu du conseil des ministres : 

 

  • Application du nouveau dispositif d’aide en faveur des pensions de famille
  • Programmation prévisionnelle 2019 des formations dispensées au CFPA
  • Bilan de la première rencontre inter-services « Amui Ana’e »
  • Présentation du jury et de la sélection du 16e Festival International du Film documentaire Océanien (FIFO)
  • Subventions à l’association Union des femmes francophones d’Océanie (UFFO)
  • Dépistage des cancers gynécologiques
  • Centre hospitalier de la Polynésie française : création de postes pour la radiothérapie
  • Révision de la carte sanitaire pour l’activité de néonatalogie
  • Attribution de subventions de fonctionnement aux fédérations et associations sportives
  • Subvention à la Fédération des associations des étudiants de Polynésie française (FAEPF)
  • Education : subventions à des établissements du secondaire
  • Ouverture d’une enquête pour l’aménagement de la Taharuu à Papara
  • Déclaration d’utilité publique pour l’aménagement de la Nahoata

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