mardi 26 mai 2020
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Continuité pédagogique : l’école à la maison avec ou sans internet

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L’école à la maison est un défi pour les enseignants, mais aussi pour les élèves et leurs parents qui doivent s’adapter à l’enseignement à distance. Si la continuité pédagogique s’impose, la bascule numérique offre un tableau contrasté car tous les élèves ne sont pas connectés ou équipés.

Publié le 06/04/2020 à 18:14 - Mise à jour le 06/04/2020 à 18:14
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L’école à la maison est un défi pour les enseignants, mais aussi pour les élèves et leurs parents qui doivent s’adapter à l’enseignement à distance. Si la continuité pédagogique s’impose, la bascule numérique offre un tableau contrasté car tous les élèves ne sont pas connectés ou équipés.

Narii a ressorti ses cahiers d’exercices de cinquième ce matin. Tout comme Zoé, qui révise ses leçons de sixième. Lui sans ordinateur ni tablette, elle, connectée à la plateforme numérique de son collège. En Polynésie, un foyer sur deux dispose d’une connexion internet, avec des débits extrêmement variables.

« Pour moi, c’est compliqué, parce que je ne peux pas faire de recherches…. Il n’y a pas de prof, je ne peux pas poser de questions… C’est difficile pour moi. Je relis un peu mes cours, en suivant mon emploi du temps » confie Narii. « Comme je ne maitrise pas trop la techno, c’est un peu compliqué . Et quand je comprends pas, je peux demander à mes parents. (…) On va sur ma boite mail et après ils me disent quoi faire » nous dit de son côté Zoé.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Pour reprendre leur rythme scolaire, ces deux élèves travaillent le matin au moins trois matières. Avec le confinement, leurs parents s’adaptent pour assurer du mieux qu’ils peuvent une activité intellectuelle à leur enfant. Vaite Miuchiu espère avoir des consignes du professeur principal : « Ce serait mieux s’ils avaient des livres de l’école, ce serait encore plus facile pour ceux qui n’ont pas internet ».

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

L’enseignement à distance est une adaptation tant pour les élèves que les parents, parfois eux aussi en télétravail. « On adapte surtout avec ce qu’on reçoit. On a du travail à rendre pour la semaine prochaine. Donc là après, on va s’organiser selon le temps qu’on a. Et sinon, on a du travail à faire un peu au quotidien comme avec la prof de math » explique Stéphanie Brias, parent d’élève.

Lire aussi > École à distance : la difficile mise en œuvre de la continuité pédagogique

Dans les îles, l’école à la maison s’effectue également avec les moyens à disposition. À Mataiva, les cours et exercices sont imprimés à la mairie pour les élèves scolarisés habituellement à Rangiroa.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

La continuité pédagogique représente un défi du quotidien, et même derrière les écrans. Car tous les professeurs n’ont pas choisi un support unique pour échanger avec les élèves. « D’un prof à un autre, c’est déjà assez compliqué, parce que chaque professeur a sa manière de procéder et donc son site internet où il faut chercher l’information. Les élèves en Seconde ont 7 professeurs, et j’appréhende un peu parce que là je suis au deuxième professeur et j’ai toujours pas trouvé les devoirs à faire » indique Patricia Rossi, parent d’élève.

Blogs de classes, réseaux sociaux ou exercices imprimés, les enseignants revoient donc leurs copies pour maintenir un minimum de lien avec les élèves confinés. Mais sans professeurs ni camarades, l’école à la maison est aussi un apprentissage en soi.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

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Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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