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Confinement jour 3 : encore trop de monde sur les routes

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Au troisième jour de confinement, difficile de faire changer les habitudes. Sur les routes ce matin, s'il y avait des travailleurs mobilisés par leur profession, il y avait également de nombreux usagers dont les déplacements ne sont pas forcément nécessaires au quotidien. Les forces de l’ordre poursuivent la pédagogie sur les différents points de contrôle.

Publié le 23/03/2020 à 13:14 - Mise à jour le 24/03/2020 à 13:11
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Au troisième jour de confinement, difficile de faire changer les habitudes. Sur les routes ce matin, s'il y avait des travailleurs mobilisés par leur profession, il y avait également de nombreux usagers dont les déplacements ne sont pas forcément nécessaires au quotidien. Les forces de l’ordre poursuivent la pédagogie sur les différents points de contrôle.

Sur la côte Ouest comme sur la côte Est, ce lundi matin ressemblait presqu’à un jour ordinaire avec son trafic routier quotidien. Entre 6 et 8 heures, des embouteillages ont même été constatés. La circulation n’est pas interdite, mais les déplacements sont fortement déconseillés pour limiter les interactions et les risques de propagation du coronavirus.

Sur les routes, des véhicules professionnels de tous les secteurs d’activités croisent ceux des particuliers. « Les gens qui travaillent, ce n’est pas grave. Mais les gens qui ne travaillent pas… comme on dit : restez à la maison. Des fois, les gens sont têtus » nous dit Charles Tiarii, transporteur médical. « J’ai été surprise de voir autant de voitures sur la route. Normalement, il doit moins y en avoir car la réglementation a pris effet, pourtant il y a encore des voitures ! » s’indigne Maruia Teihotaata, livreuse.

Les forces de l’ordre poursuivent les contrôles et vérifient les attestations de déplacement dérogatoire et le justificatif de déplacement professionnel. Les policiers municipaux tentent tant bien que mal de sensibiliser la population aux restrictions. Les attestations sont bien remplies, mais elles ne justifient pas forcément un déplacement indispensable.

« À partir du moment où les gens ont leur attestation dérogatoire, on ne peut pas faire grand-chose derrière. On ne peut pas aller suivre chaque personne pour voir s’ils vont bien là-bas. C’est une attestation sur l’honneur, on se fie à ça » explique Jacques Teotea, chef de la brigade municipale de Mahina.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

En ce lundi matin, la reprise du tissu économique est au ralenti. Dans une zone industrielle de Papeete, des sociétés ont fermé, d’autres maintiennent le cap tant qu’elles le peuvent. L’entreprise Plastiserd, par exemple, a divisé son effectif de moitié. Elle poursuit son activité pour assurer la fabrication de conditionnement de bouteilles de javel et autres produits sanitaires. « Il faut s’adapter au quotidien. Que va-t-il se passer mercredi ? Je ne le sais pas. C’est comme en matière sanitaire, les gens ont beaucoup de mal à planifier malgré ce qui se dit. Nous, c’est pareil, il faut être présent, réaliste et concret » déclare Bruno Bellanger, le directeur général de Plastiserd.

Les habitudes du quotidien semblent donc encore bien ancrées aujourd’hui. Des adaptations sont nécessaires pour que la population s’organise et effectue ses déplacements au strict minimum.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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