Colonelle Macarez : « On a tiré des leçons des évènements majeurs qui ont touché ce pays »

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La colonelle Cécile Macarez, nouvelle directrice de la Protection civile en Polynésie, était l’invitée du journal de TNTV, mardi soir. Alors que la saison chaude fait craindre un fort risque cyclonique, cette année, elle revient sur l’importance d’anticiper la survenue de fortes dépressions. Elle estime, en outre, que les autorités ont « tiré des leçons des exercices précédents, mais aussi des évènements majeurs qui ont touché ce pays ».

Publié le 06/09/2023 à 10:46 - Mise à jour le 06/09/2023 à 15:10

La colonelle Cécile Macarez, nouvelle directrice de la Protection civile en Polynésie, était l’invitée du journal de TNTV, mardi soir. Alors que la saison chaude fait craindre un fort risque cyclonique, cette année, elle revient sur l’importance d’anticiper la survenue de fortes dépressions. Elle estime, en outre, que les autorités ont « tiré des leçons des exercices précédents, mais aussi des évènements majeurs qui ont touché ce pays ».

TNTV : Vous avez pris vos fonctions le 1er août en tant que directrice de la Protection civile. Vous étiez auparavant directrice adjointe des pompiers dans les Pyrénées-Atlantiques. Vous arrivez dans une période qui s’annonce incertaine sur le plan climatique. Comment l’apprendrez-vous ?

Cécile Macarez : « Avec mes 24 ans de métier, je sais que c’est important de s’exercer régulièrement, d’avoir de bons réflexes. Donc, je l’aborde comme d’habitude, en mode ‘exercice annuel’ ».

TNTV : El Niño fait son retour après 7 ans d’absence, s’y est-on préparé ces dernières années ?

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Cécile Macarez : « Oui. On a tiré des leçons des exercices précédents, mais aussi des évènements majeurs qui ont touché ce pays. Nous avons aussi amélioré les systèmes de communication, les systèmes de remontée d’informations et nous avons également des échanges avec les mairies au travers des plans communaux de sauvegarde. Donc, les tavana se sont aussi emparés de cette question de gestion de crises pour leurs administrés ».

TNTV : Vous êtes chargée d’assurer la sauvegarde des populations. La tâche est-elle plus aisée grâce à ce partenariat avec les communes ?

Cécile Macarez : « Ce travail de partenariat avec les tavana, mais aussi le Pays et l’ensemble des services de l‘État, nous permet, au quotidien, d’échanger nos bonnes pratiques et, surtout, de formaliser une réponse organisée de Sécurité civile ».

TNTV : De quels moyens disposez-vous ?

Cécile Macarez : « Les moyens humains reposent sur les services de l’Etat, pour la partie Protection civile notamment. Nous sommes des officiers sapeurs-pompiers, civils et militaires, mais il y a aussi des personnels techniques et administratifs. Nous nous appuyons aussi sur les associations agréées de Sécurité civile, mais également, et surtout, sur les pompiers communaux. Ils représentent environ 700 personnels sur l’ensemble du territoire ».

TNTV : Quand vous parlez d’associations, il s’agit donc de bénévoles. Sont-ils nombreux ?

Cécile Macarez : « Les associations agréées de Sécurité civile sont bénévoles, effectivement. Elles sont extrêmement bien organisées et très proactives, notamment dans le maintien des stocks que nous avons ».

TNTV : Où en sommes-nous dans la construction des abris de survie dans les îles ?

Cécile Macarez : « Les premières conventions sont nées en 2008. C’est un partenariat entre l’État et le Pays, avec une volonté de protéger environ 50% de la population des Tuamotu dans des abris de survie. Cet effort a été relancé en 2020 avec 22 nouvelles opérations de construction, dont 50% sont déjà engagées, ce qui nous permettra de protéger environ 96% de la population des Tuamotu pour un total de 50 millions d’euros -environ 6 milliards de francs, Ndlr- sur la dernière convention tripartite, États/Pays/ Communes ».

TNTV : En cas d’évènement majeur, quelles sont les précautions à prendre ?

Cécile Macarez : « J’ai avec moi cette petite plaquette qui est disponible sur le site du haut-commissariat. Elle permet aux familles de se préparer à anticiper l’arrivée d’un cyclone. Elle permet de se préparer en temps calme, avec un petit kit de survie familial, mais aussi de savoir ce qu’il faut faire en termes de gestes en période de pré-alerte cyclonique, en période d’alerte, mais aussi en période de sauvegarde. C’est une plaquette simple qui va être mise à disposition par la DGEE dans l’ensemble des établissements scolaires, car on pense que les enfants sont aussi un bon moyen d’être des vecteurs de prévention auprès des familles ».

TNTV : Avoir à sa portée une petite radio à piles est-il toujours d’actualité à l’heure des nouvelles technologies ?

Cécile Macarez : « Oui, car en cas de rupture des télécommunications, il est important de pouvoir allumer la radio et de se connecter à la bande FM pour écouter les consignes de sécurité qui seront diffusées ».

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