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Cimetières : quelle dernière demeure pour nos défunts ?

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Dans le statut de 2004, il est stipulé qu’une réglementation doit être mise en place dans tous les cimetières communaux du fenua. Mais elle prend du temps. Et nombreuses sont les familles qui outrepassent leurs droits lorsqu’il s’agit de concessions funéraires.

Publié le 21/02/2021 à 10:59 - Mise à jour le 21/02/2021 à 10:59
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Dans le statut de 2004, il est stipulé qu’une réglementation doit être mise en place dans tous les cimetières communaux du fenua. Mais elle prend du temps. Et nombreuses sont les familles qui outrepassent leurs droits lorsqu’il s’agit de concessions funéraires.

Le cimetière communal de Papara a été créé en 1983 par l’ancienne maire Tuianu Legayic. La construction de toitures sur les tombes y était interdite. Et les acheteurs d’une concession devenaient entièrement propriétaires.

Mais aujourd’hui, les règles ne sont pas claires. Certaines familles prennent quelques libertés, et construisent parfois de véritables mausolées.

« Il est vrai que les toitures ne sont pas autorisées, mais que voulez-vous ? Tout le monde le fait, donc je suis le mouvement, confie Vehiatua, un habitant de Papara. J’ai monté 15 enfeus dans ce mausolée avec à l’étage un ossuaire capable de contenir 180 personnes. Nous avons aussi installé des lumières à l’intérieur. »

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Pour la mairie de Papara, il est très difficile de suivre la réglementation du statut du Pays. « C’est vrai, ça ne suit pas la CGCT, mais lorsqu’on est arrivé, il y avait déjà des constructions, donc on n’a pas voulu casser ça, explique Roonui Fenuaiti, adjoint au maire de Papara. Donc aujourd’hui on va essayer de régulariser. Par contre on est sur un projet d’achat d’un nouveau terrain pour le cimetière de la commune. À ce moment-là, on va essayer de régulariser sur la CGCT. »

Au cimetière communal de Arue, la règlementation est conforme au statut. « Ici tout le monde suit la réglementation, les familles sont contentes. Le cimetière est propre et harmonieux », indique Serge Maui, responsable du cimetière de Erima

À Papara, on compte 1 600 tombes. Les places se font rares et une autre parcelle est en préparation. Le maire Putai Taae avait également autorisé durant son mandat l’inhumation dans l’enceinte des propriétés privées, et cela reste autorisé à Papara.

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