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Christelle Lehartel : pour les postes dans l’éducation “la priorité est donnée aux Polynésiens”

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Christelle Lehartel, la ministre de l’Éducation, de la modernisation de l'administration, en charge du numérique gouvernement, était l’invitée du journal :

Publié le 10/08/2022 à 11:06 - Mise à jour le 10/08/2022 à 12:20
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Christelle Lehartel, la ministre de l’Éducation, de la modernisation de l'administration, en charge du numérique gouvernement, était l’invitée du journal :


TNTV : La rentrée des classes a démarré. Plus de 49 000 élèves reprennent progressivement le chemin de l’école. Vous êtes sereine pour cette rentrée ?
Christelle Lehartel : “Après deux ans de rentrée difficile, enfin, nous faisons une rentrée sans les masques. Mais nous continuons quand même à être vigilants, parce que le Covid est toujours là.”

Les effectifs baissent depuis 2020. Comment l’expliquez-vous ?
“Cela ne fait pas que depuis 2020 qu’il y a une baisse d’effectifs Depuis plusieurs années déjà, nous constatons malheureusement une baisse d’effectifs chaque année, et c’est essentiellement dû à une baisse de la démographie. Et cela entraîne des fermetures de classes. Mais fort heureusement, cette fermeture de classes n’indique pas la fermeture de postes, bien au contraire. Nous réussissons à maintenir les postes qui sont mis dans les brigades de formations ou de remplacement pour remplacer les enseignants absents.”

Lire aussi : Christelle Lehartel fait sa lettre de rentrée 2022 – 2023

Entre 2020 et 2022, les taux de réussite au DNB, aux baccalauréats général, technologique et professionnels, sont aussi en baisse.
“Effectivement, en général, on a une petite baisse. Mais on a vécu deux années de Covid. Les enfants n’étaient pas forcément à l’école, il a fallu les faire revenir. Et comme partout ailleurs, pendant les deux années Covid, nous avons vu une baisse. (…) Pour redresser la barre, nous avons une forte conscience en nos enseignants. Ils nous l’ont bien démontré durant les deux années Covid où ils ont été très imaginatifs pour garder le lien avec nos élèves. Et encore une fois, je leur fait confiance pour continuer à accompagner nos élèves.”

Où en est-on du dispositif de l’enseignement bilingue français / reo ma’ohi aujourd’hui ?
“Effectivement, quand on a démarré ce dispositif en Polynésie, il y avait 69 élèves. Aujourd’hui, en 2022, nous avons plus de 700 élèves qui bénéficient de ce dispositif-là. Pour cette rentrée scolaire, j’ai demandé à faire un petit stand-by parce qu’il nous faut asseoir les outils et la formation de nos enseignants. (…) Nous avons déjà de bons résultats et nous allons développer ce dispositif dans le secondaire. Une belle expérience est en cours au collège de Afareaitu.

La progression de l’emploi local dans l’enseignement est une priorité ?
On le répète chaque année, depuis plusieurs années, dans l’éducation, la priorité est donnée aux Polynésiens. Pas seulement en terme de professeurs des écoles ou de 1er et du 2nd degrés, mais aussi dans des responsabilités plus grandes comme les chefs d’établissement, les inspecteurs… (…) Cette année, trois Polynésiens ont réussi leur concours (de chefs d’établissement, NDLR), donc ils sont en préparation en métropole. Il y a aussi un inspecteur qui se prépare en métropole et il pourra revenir l’année prochaine quand il aura complètement terminé sa formation.”

Les élèves internes représentent 10% des effectifs en Polynésie. Des programmes de loisirs éducatifs ont été développés pour les occuper et ainsi éviter le décrochage scolaire. Quel bilan dressez-vous ?
“C’est un bilan très positif. C’est en tout cas le retour que nous avons de la part des associations de jeunesse qui encadrent ces week-ends. Nous avons des bilans très positifs parce qu’ils sont quand même encadrés par des gens performants et compétents, parce que ce sont des associations de jeunesse qui nous sont attribuées par la direction de la Jeunesse et des sports. Donc ils ont l’agrément. Et nous avons démarré avec un budget de 210 millions, et là nous avons doublé le budget puisque nous sommes victimes du succès de ces dispositifs, et nous sommes maintenant à environ plus de 410 millions par an maintenant.”

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