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CHPF : les médecins refusent le protocole d’accord

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Publié le 11/02/2015 à 14:08 - Mise à jour le 11/02/2015 à 14:08
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Hier mercredi, le vice-président du Pays a répondu aux organisations intersyndicales du Centre hospitalier de Taaone. Dans  un courrier, il détaille point par point ses réponses (lire ICI). Mais la grève du CHPF a tout de même eu lieu. Démarrée dans la nuit de mercredi à jeudi, elle s’est rapidement essoufflée. Après une rencontre avec Nuihau Laurey ce jeudi matin, un protocole d’accord a été signé. Mais pas par tous : seuls les praticiens résistent. Ils veulent que le gouvernement leur apporte les 600 millions nécessaires, selon eux, au fonctionnement de l’hôpital.

“On ne peut que se féliciter qu’enfin le gouvernement s’intéresse aux problèmes de trésorerie de l’hôpital”, a déclaré Marc Levy, président du syndicat des praticiens du CHPF. Cependant “il manque toujours 600 millions et il n’y a pas de réponse à ça. Et donc on est dans une incertitude complète”. “Il y a des prises en charge de malades qui ne pourront pas être correctes” poursuit le syndicaliste. “On ne peut pas parler de “luxe” ou de “top niveau” quant on a un seul scanner à l’hôpital qui est tombé 43 jours en panne en 2014 et dont on n’est pas sûrs qu’il pourra fonctionner tous les jours en 2015″, insite-t-il. “On n’est pas du tout sur du luxe, sur des caprices (…) Les termes qui ont été utilisés pour qualifier nos demandes sont tout à fait déplacés par rapport à nos besoins médicaux et si les personnes qui prennent ces décisions étaient confrontées elles-mêmes à des urgences médicales, elles réagiraient différemment”, a-t-il lancé. 

“Les médecins n’ont pas signé. Nous comprenons leur position”, a déclaré Umbelina Magne de Te Rima o te a – A Ti’a i Mu’a, syndicat signataire du protocole d’accord, au micro de Tahiti Nui Télévision. Pour la syndicaliste, l’essentiel est d’avoir pu  “dénoncer tout ce qui ne se passait pas bien dans cet hôpital”. “M. Howell s’est rendu compte” du manque de communication entre la direction de la Santé, la direction de l’hôpital et la CPS, a-t-elle déclaré. 

De son côté, Nuihau Laurey estime que “le gouvernement a adressé des réponses claires et précises à tous les points qui avaient été invoqués par l’intersyndicale”. Lever la grève est selon lui,  ” un acte de responsabilité de cette intersyndicale dans un contexte qui reste toujours difficile”. Une partie de la population subit toujours l’épidémie de chikungunya, ajoute-t-il. “Le gouvernement souhaite que l’hôpital fonctionne le mieux possible et nous avons proposé des mesures pour aller dans ce sens”.
Pour ce qui est des 600 millions que les praticiens espèrent toujours obtenir :  “Ce ne sera pas le cas”, lance Nuihau Laurey. 
Une assemblée générale regroupant les médecins devrait avoir lieu demain vendredi. Ils décideront de la suite à donner au mouvement.

Retrouvez le protocole d’accord ici : 

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