samedi 20 juillet 2019
A VOIR

|

C’est aujourd’hui la journée mondiale de lutte contre le Sida : en Polynésie, le nombre de cas reste stable

Publié le

Publié le 30/11/2016 à 9:10 - Mise à jour le 30/11/2016 à 9:10
Lecture 3 minutes

Le nombre de cas de syphilis a été multiplié par 7 en un an en Polynésie. Les professionnels de santé parlent même de véritable épidémie : Le sida reste stable, pour le moment, en Polynésie française.  L’année dernière, on a eu 8 nouveaux cas. En 2016, on n’a pas terminé l’année mais on est déjà à 10 nouveaux cas. Ce sont des petites variations parce-qu’il s’agit de petites cohortes. Sur la tendance au cours des 5/10 dernières années, ça semble être stable”, indique Lam Nguyen, épidémiologiste, responsable du centre de consultation spécialisé en maladies infectieuses et tropicales (CCSMIT). “Par contre, ce qu’il faut comprendre, c’est que le VIH se transmet par les rapports sexuels sans protection. Or, on a des preuves, à travers l’augmentation des autres infections sexuellement transmissibles, qu’il y a un relâchement dans la population. Donc automatiquement et pratiquement mathématiquement, si on ne fait rien, le coup suivant, ça va être le VIH. Pour l’instant on ne le voit pas tout de suite parce-que la transmissibilité, c’est à dire la probabilité de transmission du VIH d’une personne à une autre à travers les rapports sexuels, est beaucoup plus basse que celle des autres IST. Mais dans la mesure où les autres maladies augmentent, si on ne fait rien, le VIH va suivre”, ajoute le médecin. 

Les jeunes sont-ils les plus susceptibles d’être touchés? “Les populations les plus sexuellement actives sont les plus vulnérables mais tout le monde peut-être concerné. Dans la mesure où on a des rapports sexuels non protégés et qu’on change souvent de partenaire, on court un risque”, rappelle le docteur Nguyen. 

Toutefois, les prostituées sont en première ligne : la moitié des travailleurs du sexe ont contracté la syphilis selon le Lam Nguyen. “Ils ont besoin de leur métier pour vivre. Ce sont des gens qui ne font pas ce métier par plaisir mais par nécessité. Donc, ils continuent à travailler. D’autant plus que la plupart d’entre eux ne sait pas qu’elle est infectée, parce-qu’il y a peu de signes alarmants. C’est pour ça que notre rôle à nous, c’est de nous approcher de ces populations vulnérables, pour les traiter et les protéger, mais aussi pour éviter que ces maladies se propagent dans la population. Il faudrait aussi donner du pouvoir à ces populations vulnérables pour qu’elles puissent négocier et s’approprier leurs outils de travail. Un travailleur du sexe isolé n’a aucun poids et peut difficilement négocier. Si le client ne veut des rapports sans préservatifs, et que le travailleur refuse: le client va aller voir le voisin. Si tous les travailleurs du sexe s’unissent et disent: on utilise tous des préservatifs, et que personne ne déroge à la règle, ils pourront imposer l’usage du préservatif au client.  

 

​Les professionnels multiplient les messages de prévention pour enrayer le phénomène : La direction de la santé a mis en place des affiches, elle propose des saynètes dans les écoles, et fait même tourner un truck qui va distribuer des préservatifs. Au total, ce sont 600 000 préservatifs gratuits qui seront distribués dans toute la Polynésie, car les îles aussi sont loins d’être épargnées par la hausse des IST et MST. Même Rapa est concernée par la syphilis. “On est partis sur une analyse des prises de risques. Cette campagne vise plutôt les jeunes et les jeunes adultes, on a considéré que c’était une population à risque. On a mis en place une prévention combinée qui s’articule autour de trois axes. D’abord, une campagne de communication qui est basée sur l’usage banalisé du préservatif. On a également deux autres axes: l’accès au dépistage des IST pour savoir si on est infecté, parce-qu’elles ont la particularité, pour certaines, d’être asymptomatiques. Il n’y a que le dépistage qui permet de savoir si on est infecté. Et à ce moment là, il faut se diriger vers le soin”, indique Yolande Mou, responsable du département des programmes de prévention à la direction de la santé. 

Depuis plus de 10 ans, les jeunes bénéficient déjà de cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Pourtant, les messages semblent avoir du mal à passer puisque le préservatif est toujours négligé. Les autorités s’efforcent donc de moderniser leurs messages. “A l’école, on leur parle de sexualité pendant les cours de biologie, mais on n’incite pas vraiment à l’usage. Notre campagne de communication a justement l’objectif de rendre le préservatif attrayant. On va distribuer des capotes qui ont des goûts, des couleurs différentes, que ce que l’on va trouver dans certaines structures de santé publiques qui sont, on va dire, plus neutres. On veut rendre le préservatif ludique” , explique Yolande Mou. 

Rédaction web
 

Clip de prévention pour la lutte contre les MST

Vous avez des idées reçues sur le préservatif? regardez ce clip

Laissez un commentaire

épidémie de dengue

DOSSIERS DE LA REDACTION

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

Baby Shark version polynésienne

https://www.facebook.com/399255963871718/videos/408281769787870/ Une vidéo publiée jeudi sur Facebook fait le buzz. Des élèves musiciens de Pao pao à Moorea,...

Agression du 14 juillet : le témoignage de la...

La mâchoire fracturée, plusieurs points de suture et 30 jours d'ITT pour l'homme agressé par un ancien légionnaire le 14 juillet à Papeete. L'histoire avait fait le tour des réseaux sociaux, publiée par Steve Hamblin. Nous avons retrouvé la victime. Il raconte :

Te Aito 2019 : les 1055 compétiteurs s’affronteront...

Charley Maitere, membre du comité d’organisation de la Te Aito 2019, était invité en plateau afin de nous parler de la compétition à venir et des dispositifs mis en place autour de ces 2 jours de compétition.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV

X