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Bébés prématurés : quel suivi en Polynésie ?

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La journée mondiale de la prématurité aura lieu le 17 novembre. En Polynésie, environ 600 enfants naissent chaque année avant terme. Un traumatisme pour les parents et un parcours difficile pour les nourrissons fragilisés qui bénéficient d’une surveillance permanente.

Publié le 14/11/2019 à 10:01 - Mise à jour le 06/01/2020 à 15:15
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La journée mondiale de la prématurité aura lieu le 17 novembre. En Polynésie, environ 600 enfants naissent chaque année avant terme. Un traumatisme pour les parents et un parcours difficile pour les nourrissons fragilisés qui bénéficient d’une surveillance permanente.

Vahinearo est née après avoir passée seulement 6 mois dans le ventre de sa maman. Pour elle, la vie débute par de longues semaines à l’hôpital, entourée de machines indispensables à sa survie. Un défi pour cette grande prématurée, une épreuve pour les parents : “Vahinearo est née à 28 semaines. On m’a hospitalisée en pathologie pour garder ma fille dans mon ventre mais malheureusement ce n’était pas possible (…) Psychologiquement ça a été dur d’accepter d’accoucher ma fille à 28 semaines…”

La culpabilité, l’angoisse, la solitude… mettre au monde un bébé prématuré est un traumatisme pour les parents : “Je m’en suis voulue. Le fait d’avoir accouché… Ça m’a pris 3 jours pour accoucher de ma fille. elle est née le 25 octobre 2019 à 18h55. j’ai toujours peur qu’elle me quitte mais j’ai foi en Dieu.”

les prématurés sont des enfants destinés à vivre

Françoise Pawlotsky, chef par intérim du service de réanimation néonatale du CHPF

Pour accompagner les parents éprouvés et les bébés qui se battent pour survivre, les médecins sont là. Dans une couveuse, Vahinearo est veillée en permanence, le temps pour elle de sortir de la fragilité : “les prématurés sont des enfants destinés à vivre mais qui ne sont pas tout à fait prêts. on les amène à dépasser le cap des difficultés respiratoires, on les amène à manger normalement. Ça ne se fait pas tout de suite, un enfant prématuré n’est pas prêt à manger. C’est une prise en charge au quotidien, chaque instant, chaque moment et essayer d’être le plus doux possible pour qu’ils retrouvent l’atmosphère un peu calfeutrée eu ouatée qu’ils auraient eu à l’intérieur du ventre de leur maman”, explique Françoise Pawlotsky, chef par intérim du service de réanimation néonatale du CHPF.

Après l’hôpital, un suivi régulier…

Car une naissance en avance peut entraîner un retard dans les apprentissages, une fois sortis de l’hôpital, les bébés prématurés et leurs parents sont accueillis au Centre de la mère et de l’enfant. Dans ce cabinet, le docteur Rullier de la Guarda est chargée du suivi médical des enfants à risque ou qui ont un trouble du développement :“les anciens grands prématurés sont à risque de développer des difficultés dans leur développement en grandissant, sur le plan moteur, du langage, sur le plan cognitif. A l’entrée à l’école on sait qu’ils peuvent avoir des difficultés dans les apprentissages scolaires. C’est pour ça qu’on les suit, qu’on essaie de dépister, de diagnostiquer des décalages dans ces différents domaines et d’apporter une prise en charge adaptée pour aider l’enfant à progresser le mieux possible et à être épanoui dans sa vie quotidienne.”

Cette année, le docteur Rullier a en charge près 170 petits prématurés. Pour leur développement et leurs besoins spécifiques, elle est entourée d’une équipe de professionnels : “nous sommes une équipe pluridisciplinaires, nous sommes deux médecins. J’ai de la chance d’avoir une pédopsychiatre qui travaille à mes côtés et à qui je peux adresser les enfants qui ont davantage des difficultés dans la relation, le comportement. Et puis j’ai toute une équipe, en majorité des soignantes qui sont là pour évaluer les enfants et apporter des soins réguliers nécessaires.”

Les enfants grands prématurés sont accompagnés jusqu’à l’entrée en classe de CP. En Polynésie, environ 600 bébés naissent avant terme. Vahinearo, elle, devra encore passer plus de deux mois sous surveillance aux côtés de sa maman hébergée au sein de l’hôpital.

Le paiement sans contact bientôt généralisé en Polynésie

Jusqu’à aujourd’hui, seule la Banque de Tahiti avait équipé son parc du système de paiement sans contact. D’ici la fin de l’année, l’ensemble des Polynésiens y auront accès. Les techniciens de l’OSB font le tour des commerçants pour installer cette nouvelle fonction. Une opération de grande ampleur puisque le reste du parc compte près de 2 700 terminaux de paiement électronique.

L’inlassable hausse des cotisations sociales

Les nouvelles hausses des cotisations sociales sont effectives depuis le 1er janvier. Adoptées en conseil des ministres le 13 décembre, elles visent la tranche A de la retraite et l’assurance maladie. Des augmentations "nécessaires", juge le gouvernement, malgré les réticences des partenaires sociaux.

Le prix de la vanille ne cesse d’augmenter

Depuis quelques années, le prix du kilo de la vanille mûre ne cesse d’augmenter. Cette année, il s’est monnayé jusqu’à 15 000 Fcfp. Un prix qui s’explique notamment par une faible production et ce malgré les plans de relance du Pays.

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