lundi 13 juillet 2020
A VOIR

|

Bébé évasané et décédé en Nouvelle-Zélande : le cri du cœur de sa mère pour qu’ils rentrent au fenua

Publié le

C’est une urgence émotionnelle lancée sur les réseaux sociaux. La jeune mère du nourrisson décédé en Nouvelle-Zélande attend toujours de revenir au fenua avec le corps de son enfant. Le bébé avait été évacué le 7 mai à bord de l’A400M. Mais depuis son décès, il n’y a plus eu aucun vol entre Auckland et Papeete.

Publié le 04/06/2020 à 16:55 - Mise à jour le 04/06/2020 à 18:50
Lecture 3 minutes

C’est une urgence émotionnelle lancée sur les réseaux sociaux. La jeune mère du nourrisson décédé en Nouvelle-Zélande attend toujours de revenir au fenua avec le corps de son enfant. Le bébé avait été évacué le 7 mai à bord de l’A400M. Mais depuis son décès, il n’y a plus eu aucun vol entre Auckland et Papeete.

Le 7 mai dernier, l’avion militaire A400M a effectué une évacuation sanitaire à destination d’Auckland : celle d’un bébé de trois mois qui avait besoin de soins chirurgicaux urgents. Arii’ura avait alors été évasané avec sa mère.

Malheureusement, le bébé n’a pas survécu à l’opération et est décédé, comme TNTV vous l’annonçait le 27 mai. Depuis, sa mère, Isaura Teehu, attend désespérement de pouvoir rentrer au fenua avec son fils, pour l’enterrer. Mais à ce jour, elle ne sait toujours pas quand elle pourra revenir, avec le départ de l’A400M de Polynésie et l’absence de vols commerciaux. Et surtout, elle craint que la quatorzaine qui lui sera imposée à son arrivée ne repousse encore la date des funérailles ou pire encore, qu’elle ne puisse pas y assister. « Quand ils vont revenir ici, il y a la quatorzaine, et il faudra encore attendre ici. S’ils ne reviennent qu’en juillet, et qu’après il y a la quatorzaine, ça fera quasiment deux mois que bébé sera mort. Je ne sais pas comment il va faire pour tenir le coup » nous a confié Purea Manuel, une amie proche de la maman.

Isaura Teehu a publié sur Facebook un message poignant où elle exprime son désarroi :

S'il vous plaît, mon Fils et Moi veulent rentrer chez nous afin de pouvoir faire notre deuil.

Posted by Maman Teehu Isaura on Wednesday, June 3, 2020


« Elle n’arrive pas à faire son deuil, son moral est au plus bas. On avait imaginé le pire, c’est qu’on nous ramène deux corps sans vie, car psychologiquement parlant, elle n’est pas bien la maman. Cela a déjà été dur pour elle à Tahiti, on l’envoie avec un bébé vivant en Nouvelle-Zélande, et elle revient avec un bébé sans vie. (…) On se sent impuissants parce qu’on n’est pas à côté d’elle et que bébé commence à noircir. C’est insupportable de voir une amie, une maman, et une Polynésienne car c’est une citoyenne de Polynésie française, comme ça. (…) Il faut les ramener ici. Je ne veux pas qu’il soit incinéré parce que ce n’est pas dans notre pu à nous. Je veux qu’on le ramène, qu’on l’enterre, tout est prêt ici à Tahiti » ajoute, très émue, Purea Manuel.

Le petit Arii’ura à sa naissance. (Photo publiée avec l’autorisation de la famille)

La famille a tenté de contacter les autorités, en vain : « On n’a pas de réponse, même des politiques. Et quand on essaie de joindre les personnes haut placées, qui sont censées travailler pour le peuple, nous aider, on n’a pas de réponse. (…) Quand on appelle, ce sont les secrétaires qui nous répondent et qui ne sont pas aptes à répondre à nos questions ».

Selon nos informations, les autorités du Pays et de l’État cherchent une solution pour rapatrier cette jeune mère et le corps du bébé ainsi que d’autres Polynésiens restés en Nouvelle-Zélande. Mais aucune date n’est encore fixée pour confirmer un transport aérien.

Teehu Isaura au téléphone avec son amie Purea Manuel. (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Un chaîne de solidarité via la page Facebook « Notre warrior Arii’ura » a été lancée pour aider à préparer les obsèques. « Je pense que bébé mérite ça, parce qu’on nous fait attendre et on veut que tout soit prêt à Tahiti avant leur arrivée » précise la proche de la maman.

L’église protestante mettra à disposition le fare Amuira à Papeeno pour que la famille se recueille.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV