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Bateaux de pêche, Hao, tourisme : entretien avec le consul de Chine en Polynésie

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Publié le 30/03/2019 à 15:14 - Mise à jour le 30/03/2019 à 15:14
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C’est dans sa résidence personnelle sur la côte ouest de Tahiti que Shen Zhiliang nous reçoit. D’habitude discret, le consul de la République populaire de Chine au fenua a décidé de prendre la parole après la polémique sur les thoniers chinois. Et le représentant officiel de l’Empire du Milieu réfute toute pêche illégale de ces navires dans nos eaux. “J’ai noté certains propos sur les réseaux sociaux disant que les navires chinois qui font escale à Papeete se livrent à de la pêche illégale dans les eaux polynésiennes. Mais tous ces navires ont des attestations. La pêche de ces bateaux respecte les conventions internationales. Ces navires sont aussi très surveillés par les autorités françaises et polynésiennes. Ces rumeurs sont sans fondement et mal intentionnées. La Chine surveille également. Nous avons des lois strictes et les entreprises de pêche surveillent leurs navires 24h/24 mais je ne suis pas surpris par ces paroles. Des bateaux scientifiques viennent également ici et parfois on entend dire que ce sont des bateaux d’espionnage. Mais ce sont des personnes mal intentionnées qui inventent cela.” 

Le consul considère que ces “rumeurs”, comme il les appelle, ne concernent qu’une infime partie de la population : “La plupart des Polynésiens sont favorables à la coopération entre la Chine et la Polynésie française. Sur le plan international, il y a des personnes qui dénigrent la Chine. Mais c’est une petite partie. Les avis d’une minorité de gens en Polynésie ne représentent pas la majorité de la population.”

> Hao : “le programme est toujours en bonne voie”

Autre sujet d’actualité : la future ferme aquacole de Hao. Un projet qui tarde à se concrétiser. Mais le diplomate a bon espoir qu’il sortira de terre. “En mai dernier, il y a eu une cérémonie d’inauguration à Hao et en août, une délégation de la Banque d’exploitation de Chine est venue pour inspecter le chantier sur place et pour des discussions plus approfondies. Les deux parties sont toujours en contact. Des ingénieurs polynésiens doivent aussi se rendre prochainement à Shanghai. Je pense que le programme est toujours en bonne voie. Aucune des deux parties ne m’a fait part de son intention d’abandonner le projet.”

Shen Zhiliang assure également que l’aspect environnemental, qui inquiète une part de la population, est particulièrement pris en compte par les investisseurs chinois. “Je sais qu’il existe des inquiétudes. C’est compréhensible. Depuis le lancement du projet, il y a eu des études. La Polynésie et la France ont posé une liste de questions pour assurer que le projet soit réalisé sans dommage pour l’environnement. Pour les entreprises chinoises, la protection de l’environnement est une chose importante. Ce programme bénéficie des technologies les plus avancées pour garantir la protection de l’environnement”, assure le consul. 

> La Polynésie, “une destination de luxe pour les touristes chinois”

La Polynésie misait aussi ces dernières années sur le tourisme chinois. Sauf que le nombre de visiteurs de l’Empire du Milieu peine toujours à décoller. Pour plusieurs raisons selon le consul : “Il faut notamment prendre en compte les différences culturelles, les habitudes alimentaires et le coût élevé du voyage. Il n’existe pas non plus de vol direct entre la Chine et la Polynésie. La Polynésie a  la possibilité par exemple de former les personnels d’hôtellerie ou de la restauration pour qu’ils apportent une attention particulière aux habitudes des touristes chinois. Mais la Polynésie reste une destination de luxe pour les touristes chinois.” 

Arrivé en 2017 au fenua, Shen Zhiliang dit apprécier la qualité de la vie sous nos latitudes même si ses notions de reo Tahiti sont encore minimes. “Des amis essaient de m’enseigner le tahitien mais la prononciation est encore trop compliquée pour moi. Je retiens quelques mots comme “maeva” et “mauruuru” mais je vais faire des efforts.” 

​Interview : J.B Calvas

Fruits et légumes : la guerre des marges

Les maraîchers du fenua tirent la sonnette d’alarme. Le 15 février de cette année, sans concertation avec les producteurs, le gouvernement retire tous les fruits et légumes de la liste des PPN et des PGC, à la demande de la fédération générale du commerce. Chaque commerçant devient donc libre de fixer ses prix. Deux syndicats agricoles demandent au gouvernement des marges réglementées pour sauver l’agriculture locale.

Que deviennent les déchets des bateaux de plaisance ?

Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

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