vendredi 23 juillet 2021
A VOIR

|

Augmenter le vivier de formateurs aux gestes qui sauvent

Publié le

C’est l’objectif que s’est fixé l’ANIMS, l’association nationale des Instructeurs et des moniteurs de secourisme. Depuis 2007, l’association fait venir un instructeur de France. 13 volontaires agrées sécurité civile étaient en formation cette semaine.

Publié le 11/07/2021 à 16:12 - Mise à jour le 11/07/2021 à 16:12
Lecture 2 minutes

C’est l’objectif que s’est fixé l’ANIMS, l’association nationale des Instructeurs et des moniteurs de secourisme. Depuis 2007, l’association fait venir un instructeur de France. 13 volontaires agrées sécurité civile étaient en formation cette semaine.

Depuis son ouverture en 2007, 43 formateurs agrées sécurité civile ont suivi cette formation pour devenir à leurs tours formateurs. Cette année, 13 candidats, des professionnels mais aussi des représentants d’associations, ont dû se former tout au long de la semaine pour acquérir différentes compétences en communication, pédagogie et évaluation, sous l’œil d’un instructeur venu de France.  

“Dans la formation grand public, il y a trois niveaux. La grosse partie, c’est l’activité d’apprentissage, expliquer le geste, comment on le fait et pourquoi on le fait. La troisième partie, c’est la phase applicative. On met en situation et je valide les gestes”, explique Bernard Lacuesta, instructeur de secourisme.

Sur un atelier où sont mis en œuvre les gestes de premiers secours avec utilisation d’un pansement israélien, l’instructeur apprécie la capacité du formateur à être à l’écoute et sa manière de délivrer le message de sécurité, en quelques minutes.

“Dans cette formation, il y a une constante remise en question tout au long de la formation et une évolution pédagogique également”, salue Jean Teillet, candidat et également marin pompier de la base navale de Papeete.

“J’ai été formée en tant que formatrice de formateur en SST à l’INRS et du coup, ce sont deux manières différentes par rapport à la pédagogie qui sont apportées”, constate de son côté Poerava Teuri-Martin, candidate elle aussi et vice-présidente UNAS Polynésie.

Une formation de ce type coûte en moyenne 120 000 Fcfp en Polynésie et entre 200 000 et 300 000 Fcfp par personne en France, selon les structures. Malheureusement, elle ne peut avoir lieu chaque année, l’effectif nécessaire à l’ouverture de ce type de formation n’étant pas toujours atteint.  

“L’importance, elle est dans cette logique de former un maximum de citoyens et, en Polynésie, de former le maximum d’habitants de Polynésie française”, indique Heifara Cros, formateur des formateurs de l’ANIMS.

Pour rappel, un enfant de 10 ans peut être formé aux gestes qui sauvent.

Tous les candidats de cette session ont obtenu leur certification, ils sont dorénavant habilités à encadrer une formation pour les formateurs aux premiers secours.

 

infos coronavirus