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Arrivées internationales : conflit évité entre les taxis et les transporteurs sanitaires

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Depuis la réouverture des vols internationaux le 1er mai, certains taxis reprochent aux transporteurs sanitaires de leur voler leur clientèle. Si les transporteurs de santé réfutent ces accusations, ils reconnaissent toutefois qu’un incident imputable aux procédures de sécurité sanitaire s’est produit, alimentant ainsi les propos de leurs confrères.

Publié le 09/05/2021 à 16:45 - Mise à jour le 09/05/2021 à 16:46
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Depuis la réouverture des vols internationaux le 1er mai, certains taxis reprochent aux transporteurs sanitaires de leur voler leur clientèle. Si les transporteurs de santé réfutent ces accusations, ils reconnaissent toutefois qu’un incident imputable aux procédures de sécurité sanitaire s’est produit, alimentant ainsi les propos de leurs confrères.

Des bracelets de couleur permettent de distinguer les voyageurs internationaux à leur arrivée. Le bleu pour les personnes immunisées et vaccinées, et le jaune ou le rose pour les personnes soumises à la quarantaine.

“Ces personnes en quarantaine ne peuvent pas partir avec des gens qui viennent les chercher à l’aéroport. Ils doivent soit disposer d’un véhicule stationné sur le parking et dont les clés sont remises aux personnes de la présidence qui sont tous les soirs présentes, soit faire appel à un véhicule sanitaire, explique Frédéric Sautron, administrateur des Tuamotu-Gambier et représentant du haut-commissariat. Aujourd’hui nous avons une catégorie de personnes immunisées et vaccinées qui ne sont pas soumises à ces contraintes et peuvent donc circuler librement et donc prendre leur véhicule, prendre un taxi, prendre le moyen de transport qui leur convienne.”

Encore récente, cette procédure n’aurait pas été respectée selon les chauffeurs de taxis de la place, à l’affût de voyageurs aux bracelets bleus.

“Les véhicules sanitaires profitaient de dire aux clients : non, non, non, c’est tout le monde avec nous, vous venez, et ils facturaient alors que c’était illégal, assure Bob Carpentier, conseiller technique à la coordination des syndicats de taxis. En plus on a eu des témoignages, des photos prises et des petits films tournés, qu’ils allaient louer des véhicules de location, parce qu’ils n’étaient pas assez nombreux, avec la famille qui conduisait les véhicules de location avec les clients dedans. Donc ils faisaient du taxi illégal.”

Des accusations démenties par Olivier Bouf, le président du syndicat des transporteurs sanitaires privés, qui reconnaît cependant qu’un incident, dû à une erreur de compréhension ou de communication, s’est produit mardi. “Une personne, avant de venir et de prendre l’avion, n’était pas immunisée. Mais elle a dû faire le nécessaire au niveau du vaccin, donc quand elle est sortie de l’aéroport, elle avait un bracelet bleu, raconte Olivier Bouf. Un taximan est venu voir ce qui se passait. La personne a expliqué au taximan qu’elle avait réservé un véhicule, que celui-ci s’est déplacé pour venir la chercher et donc qu’elle allait le prendre. Le taximan a très bien compris. On va faire le nécessaire pour que ça ne se reproduise pas.”

Mises au fait des derniers événements, les autorités compétentes veillent dorénavant au bon respect de ces protocoles, avec une présence assurée à chaque arrivée internationale.

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