Armée : la mission Jeanne d’Arc jette l’ancre à Papeete

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Il n’avait pas fait escale à Tahiti depuis plus de 20 ans. Le groupe aéronaval Jeanne d’Arc vient de jeter l’ancre dans le port de Papeete pour une mission destinée à former la future élite de la Marine Nationale. Mais il s’agit aussi d’un groupe tactique opérationnel doté d’hélicoptères, de véhicules blindés et même d’un hôpital. Visité guidée.

Publié le 18/05/2023 à 8:18 - Mise à jour le 18/05/2023 à 8:26

Il n’avait pas fait escale à Tahiti depuis plus de 20 ans. Le groupe aéronaval Jeanne d’Arc vient de jeter l’ancre dans le port de Papeete pour une mission destinée à former la future élite de la Marine Nationale. Mais il s’agit aussi d’un groupe tactique opérationnel doté d’hélicoptères, de véhicules blindés et même d’un hôpital. Visité guidée.

Au quai des paquebots, un géant des mers vient d’accoster. 200 mètres de long, 22 000 tonnes, le porte hélicoptère amphibie Dixmude accueille la mission Jeanne d’arc 2023.

A son bord, 600 militaires et des moyens de défense inter-armée, comme une immense cale qui peut être remplie d’eau pour permettre de déployer la flotte de la Marine Nationale. Dans les ponts supérieurs sont stationnés les véhicules blindés de l’Armée de Terre et, au-dessus, les moyens de l’Armée de l’Air, comprenant des hélicoptères mais aussi des drones.

L’un d’eux est équipé de deux caméras et dispose d’une autonomie de 5 heures en vol, comme l’explique le premier maître Thomas : « C’est un drone qui est capable de faire du renseignement optique. Il y a une caméra qui est en-dessous, qui est très performante, et qui permet de voir très loin et très puissamment. Elle permet d’identifier les trafics de stupéfiants, d’humains ou de migrants ».

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« La découverte de notre métier »

Le porte hélicoptères accueille aussi les élèves officiers de la mission Jeanne d’Arc. Ils sont 150 à bord et sont formés pour devenir la future élite de la Marine Nationale à l’image d’Inès : « C’est une grande découverte pour les officiers élèves qui n’ont pas vraiment embarqué avant cette mission. C’est vraiment la découverte de notre métier que nous aurons d’ici quelques mois ».

Mais cette mission a aussi un objectif opérationnel car elle permet de renforcer la présence française dans l’Indopacifique, une zone très convoitée aujourd’hui. « L’Indopacifique est au cœur de notre mission. Cette zone est soumise à différents risques et menaces allant de la pêche illégale, aux catastrophes naturelles, en passant par les trafics illicites », souligne le capitaine de vaisseau Emmanuel Mocard, le commandant du navire.

La mission Jeanne d’Arc se poursuivra pendant encore deux mois. Le Dixmude, accompagné de la frégate Lafayette, quittera dimanche matin Papeete pour rejoindre la petite île de Clipperton.

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