jeudi 16 septembre 2021
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Ariioehau Tokorangi : un Polynésien plongeur sauveteur hélicoptère dans la Marine nationale

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Ariioehau Tokorangi est second maître dans la Marine nationale et, depuis peu, il fait partie des 70 plongeurs sauveteurs hélicoptère que compte la Marine. Le Polynésien a suivi une formation intense pour ce métier hors du commun. Portrait.

Publié le 28/07/2021 à 15:58 - Mise à jour le 28/07/2021 à 15:59
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Ariioehau Tokorangi est second maître dans la Marine nationale et, depuis peu, il fait partie des 70 plongeurs sauveteurs hélicoptère que compte la Marine. Le Polynésien a suivi une formation intense pour ce métier hors du commun. Portrait.

En devenant plongeur hélicoptère, Ariioehau, Arii comme ses proches l’appelle, rejoint un club très fermé : “Il n’y a dans la Marine que 70 plongeurs hélicoptère Pour 38 000 militaires que compte la Marine nationale.”

Le jeune homme a très jeune décidé d’entrer dans la Marine : “J’ai fais un bac Technologique GET ( maintenant c’est STI2D) et ensuite j’ai fait 1 année en DUT, puis je me suis engagé. (…) J’ai décidé de prendre cette voie car c’est un métier qui sort du commun, dans lequel on peut allier la technique et l’opérationnel. Avant d’être plongeurs hélicoptère nous sommes avant tout des techniciens aéronautiques. Nous entretenons et dépannons les hélicoptères, explique Ariioehau. Pour ma part je suis spécialisé en système avionique c’est à dire le système électronique et les instruments de bord de l’hélicoptère. C’est un métier très dur physiquement et encore plus mentalement.”

Source photo : Ariioehau Tokorangi

Pour que Ariioehau puisse atteindre son objectif, il lui a fallu du courage et de la patience. Toute sa famille l’a soutenu. “Après mon bac à Tahiti, je suis venu pour faire mon DUT en métropole afin d’avoir un bagage pour entrer dans la Marine nationale. Ma mère et mon père sont venus avec mon petit frère ensuite. Mais pour y arriver il ne faut rien lâcher. Le parcours pour devenir plongeur sauveteur hélicoptère est très long. Il faut passer le brevet d’aptitude technique de 14 mois à Rochefort dans lequel on apprend les bases du dépannage sur aéronef. Ensuite, une fois en unité, il faut poser le cours plongeur hélicoptère. Il y a plusieurs présélections physiques, la plupart aquatiques ainsi que des visites médicales très poussées et un entretien avec un psychologue”. Et une fois accepté dans la formation, le parcours est de 3 ans.

Les plongeurs sauveteurs hélicoptère de la Marine interviennent “seuls à partir d’un hélicoptère et par tout temps, pour venir en aide à des naufragés, ou pour évacuer une personne blessée se trouvant sur un bateau. Il y a d’autres missions comme la lutte contre les narcotrafiquants, la récupération de pilotes de chasse éjectés ou malheureusement récupérer des corps en mer (…) En tant que plongeur hélicoptère, on est amenés à embarquer sur des navires. À partir en mission aux 4 coins du Globe”.

Source photo : Ariioehau Tokorangi

Aux jeunes polynésiens qui voudraient suivre la même voie, Arii conseille de ne “rien lâcher, c’est un métier dangereux mais un des plus beau métier du monde celui de sauver d’autres vies peut-être au péril de la sienne. Le métier est ouvert à tous les niveaux d’études. C’est plus long soi, mais c’est faisable. Il faut faire des sacrifices et ne jamais abandonner. Malgré l’échec il faut retenter, se relever et repartir vers son objectif. On ne réussi pas parce qu’on est le plus fort mais parce qu’on abandonne pas.”

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