samedi 1 octobre 2022
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Améliorer la prévention face aux traumatismes et conduites suicidaires

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Une conférence autour de la question du suicide se tiendra jeudi. Elle rassemblera des spécialistes locaux et étrangers et permettra d'exposer les moyens de prise en charge de la personne.

Publié le 02/03/2022 à 11:06 - Mise à jour le 03/03/2022 à 16:17
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Une conférence autour de la question du suicide se tiendra jeudi. Elle rassemblera des spécialistes locaux et étrangers et permettra d'exposer les moyens de prise en charge de la personne.

Comment améliorer la prévention, face aux traumatismes et aux conduites suicidaires ? C’est la question que se pose conjointement l’association SOS Suicide et Unité Inserm.

Pour ce faire, une conférence ouverte à tous se tiendra ce jeudi 3 mars à l’hôtel Le Tahiti Pearl Beach de 19h à 21h. L’ensemble des spécialistes locaux et étrangers se succèderont pour relayer les dernières avancées en terme de prise en charge des personnes en détresse, mais aussi pour exposer une enquête de grande envergue intitulée Autopsom. Une étude, à l’initiative de l’Inserm qui démarrera cette année jusqu’en 2023 dans différents territoires d’Outre-mer. Elle reposera sur des entretiens avec les proches de défunts et vise à connaître les circonstances entourant le décès, les diagnostiques psychiatriques, le parcours de soin.

Maya Rereao, psychologue et vice-présidente de l’association SOS Suicide, invite “toute personne intéressée par le suicide et le psycho-trauma” à venir s’informer. “On va mettre en avant l’enquête Autopsom mais aussi, on va parler du suicide, de ce qu’on sait sur le suicide en Polynésie, des actions de l’association SOS Suicide pour venir en aide à notre population. On a déjà remarqué avec l’association qu’il y a des modes d’intervention qui sont différents. C’est-à-dire que les Polynésiens n’appellent pas. Quand ils ont besoin d’aide, ils ne vont pas appeler, et c’est à nous à aller vers eux pour leur proposer de l’aide, pour les rassurer parce qu’ils ont honte ou ils ont peur, et l’approche se fait comme ça. On a une trentaine de suicides par an en Polynésie française, et on pense que les chiffres sont sous-évalués”.

Invité sur le plateau de Tahiti Nui Télévision, le professeur Louis Jehel, chef de service au CHU Amiens-Picardie et professeur à l’Université Picardie Jules Verne, reconnaît qu’“on ne déclare pas suffisamment le nombre de suicides qui surviennent et on retrouve ce problème dans la plupart des pays d’Outre-mer”. “Il y a besoin d’accepter les décès par suicide par que les reconnaître permet e ensuite de développer des actions d’intervention et de protéger les familles de ces deuils qui sont terribles”.

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