Ce lundi, Leslye Tamata, une sinistrée, est allée récupérer des vêtements à l’Église. Elle raconte son calvaire suite aux inondations : « Je vis à Maroto dans la vallée de Papenoo. (…) Ce n’est pas la rivière qui a débordé chez nous, mais plutôt les cascades du plateau qui se sont déversées dans le quartier. J’ai eu peur quand même ». Leslye et sa famille ont été hébergés chez un membre de sa famille pendant quelques jours à Mahina avant de revenir. « C’était le grand nettoyage », raconte-t-elle.
Afin d’aider ces familles à réintégrer leurs foyers, l’Église a participé au nettoyage des quartiers. « L’Église a mobilisé des personnes pour aider à nettoyer les maisons de ces personnes. Et même, on a une équipe de bûcherons au sein de l’Église qui est mobilisée pour dégager des troncs d’arbres. Ils sont encore dans les jardins, dans la cour des personnes », déclare Kenny Ioane.
Chez Leslye, « appareil ménager, matelas, armoires avec du linge dedans, le linge de mon bébé… tout est parti. » La sinistrée et sa famille ont également reçu de l’aide des affaires sociales « pour des matelas, des housses, etc. » Mais, depuis qu’ils sont revenus, le gros problème a surtout été le manque d’eau. « L’eau n’est pas vite revenue. Je crois que les canalisations ont été touchées aussi par l’inondation. On avait de l’aide avec des packs d’eau, mais ça ne suffisait pas. Donc à la maison on s’est organisés. On avait des tonneaux, on allait remplir aux douches de Mahina avec nos bouteilles d’eau. On s’est bien organisés », raconte-t-elle.
Pour le premier ancien de l’Église adventiste de Papenoo, la mobilisation de l’Église est normale. « Je pense que toutes les Églises ont la même vision des choses : quand il y a une catastrophe quelque part, eh bien on intervient les premiers sur le terrain pour aider les personnes qui se trouvent dans le besoin le plus urgent ».
Kenny Ioane, premier ancien de l’Eglise adventiste de Papenoo
Leslye Tamata, sinistrée