dimanche 25 septembre 2022
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ADT : Les syndicats dénoncent une gestion “catastrophique” du dossier

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Dans un courrier adressé au haut-commissaire, cinq centrales syndicales de salariés (O Oe To Oe Rima, CSIP, Otahi, CSTP-FO et A Ti’a i Mua) exhortent l'Etat à prendre en compte ses attentes.

Publié le 08/04/2022 à 19:45 - Mise à jour le 09/04/2022 à 11:33
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Dans un courrier adressé au haut-commissaire, cinq centrales syndicales de salariés (O Oe To Oe Rima, CSIP, Otahi, CSTP-FO et A Ti’a i Mua) exhortent l'Etat à prendre en compte ses attentes.

“Fiu, irrités, dégoûtés”, les salariés d’ADT n’en peuvent plus d’être dans une “situation d’attente, de flou et de crainte” depuis l’annulation de la décision d’attribution de la concession de l’aéroport au groupement Egis-CDC. Dans un courrier au vitriol adressé au haut-commissaire, Dominique Sorain, cinq centrales syndicales de salariés (O Oe To Oe Rima, CSIP, Otahi, CSTP-FO et A Ti’a i Mua) reviennent à la charge, estimant que l’Etat, “par son erreur d’attribution” de la concession, plonge les salariés dans l’incertitude. Les représentants du personnel dénoncent encore une instruction “catastrophique” du dossier de renouvellement de la concession et “des erreurs d’organisation et de gestion”.

Le Conseil d’Etat avait effectivement confirmé le 2 mars dernier l’irrégularité de l’attribution de la concession de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a au groupement Egis-CDC. Une décision qui est venue valider l’ordonnance de référé rendue le 28 octobre 2021 par le tribunal administratif de la Polynésie française à la demande de la Chambre de commerce, d’industrie des services et des métiers de Polynésie (CCISM). Les salariés d’ADT reprochent encore à l’Etat ce qu’il considère comme un énième échec après l’annulation en 2017 du premier marché déjà attribué à Egis.

Lire aussi – Concession de l’aéroport : le personnel d’ADT envisage un recours contre l’Etat

“Combien de temps nous faudra-t-il encore patienter ? ” interrogent les syndicats, demandant à être “acteur” de la nouvelle concession via “l’ouverture du capital aux salariés dès la constitution de la nouvelle société concessionnaire”, ou la “garantie de la prise en compte, dans la rédaction du cahier des charges, des conditions de transfert du personnel prévues dans celle de 2019” si une nouvelle procédure de consultation venait à être lancée. L’intersyndicale demande enfin plus de “visibilité et de stabilité” dans un contexte déjà “contraint” par la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales.

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