À Mataiea, des collégiens font la lecture en langue tahitienne à des maternelles

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À l’école Nuutafaratea de Mataiea, 22 élèves de 3ème du collège Tinomana Ebb ont animé 6 ateliers de lecture en reo Tahiti à 140 élèves de maternelle. Un projet mené à bien grâce aux équipes pédagogiques du secondaire et du primaire, soucieux de la place de la culture et plus particulièrement de la langue tahitienne.

Publié le 14/05/2023 à 16:58 - Mise à jour le 14/05/2023 à 16:58

À l’école Nuutafaratea de Mataiea, 22 élèves de 3ème du collège Tinomana Ebb ont animé 6 ateliers de lecture en reo Tahiti à 140 élèves de maternelle. Un projet mené à bien grâce aux équipes pédagogiques du secondaire et du primaire, soucieux de la place de la culture et plus particulièrement de la langue tahitienne.

Allier lecture et langue polynésienne, c’est possible grâce au projet école-collège de Teva i Uta. « C’est une joie pour nous parce que quand ils (les maternelles, Ndlr) ne sont pas réactifs, on a un peu honte. Alors que quand on les voit être réactifs, sourire et être heureux, on est vraiment contents. C’est vraiment bien » confie Haina, élève de 3ème. « Ils arrivent à comprendre ce qu’on dit, ça veut dire qu’ils écoutent bien et quand on travaille le jeu, ça leur fait travailler la mémoire. Et comme on est déjà venu la dernière fois, on peut voir qu’ils ont retenu beaucoup de choses » ajoute Matairea, élève de 3ème.

Agrégé en langue tahitienne est pressenti pour être ministre de l’Éducation du gouvernement Brotherson, leur professeur de reo Tahiti Ronny Teriipaia – Naia explique : « Une langue vivante, c’est fait pour parler et non pour rester dans les murs de l’enceinte d’une école. C’est la raison pour laquelle mes élèves interviennent auprès des élèves de maternelle pour pouvoir utiliser la langue. (…) Ça fait partie d’un des sujets qu’ils vont présenter à l’oral du DNB. Cette épreuve se fait en tahitien et en français. On espère que dans les temps futurs, ça pourrait se faire qu’en tahitien. C’est mon souhait ».

Du côté de l’équipe éducative de l’école de Nuutafaratea, le sentiment est réciproque. « Ce genre de projet sert à renforcer ce lien entre la langue et nous. C’est vraiment important et donc il faut que ça continue ainsi » déclare Lindsey Tehetia, contractuelle. « Les collégiens viennent lire une histoire, mais derrière, ils ont créé des petits jeux et ça a permis à des élèves de certainement mémoriser des structures de phrases, des mots de vocabulaire, parce que le but, c’était de parler notre langue polynésienne » indique Mickaella Duhaze, directrice de l’école Nuutafaratea.

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Dans le cadre de la semaine des langues, mercredi prochain, les collégiens recevront les élèves de grande section à l’occasion de la journée polynésienne.

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