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A l’ONU, Edouard Fritch plébiscite les Aires Marines Gérées

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Publié le 05/06/2017 à 13:35 - Mise à jour le 05/06/2017 à 13:35
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Dans l’enceinte onusienne, tous les nations participantes à cette première conférence des Océans s’accordent pour constater que la santé de la planète bleue va mal. La préservation des océans est désormais un objectif à atteindre d’ici 2020. Autant dire maintenant.
 
Les grandes nations et les petits pays insulaires doivent travailler ensemble, un message porté par la république de Palau . Son président, Tommy Remengesau rappelle que 80 % de la mer à Palau est un sanctuaire marin. “C’est important, non pas seulement de dire ce que l’on doit faire ici aux Nations Unies, mais de le faire quand on rentrera chez nous. De suivre chaque opportunité, chaque option , d’étudier toutes les solutions pour que cela soit bénéfique pour les générations futures.
 
Pour établir un réseau mondial d’aires marines protégées, chaque pays intervenant expose les actions menées localement. Trois minutes par pays pour expliquer et pourquoi pas, devenir un exemple pour le reste du monde
 
Dans son allocution Edouard Fritch a rappelé que le fenua est un sanctuaire, que les jeunes générations sont de plus en plus sensibilisées ou encore que la pêche étrangère est interdite dans nos eaux bien qu’elle soit une menace aux portes de la ZEE. Il a aussi évoqué son souhait de créer une aire marine gérée et non pas protégée comme l’entend les Nations Unies.
 
“Il faut que l’océan soit protégé. Que l’héritage laissé à nos enfants demain, soit de la meilleure qualité possible.”, espère Edouard Fritch à la sortie de la conférence de ce mardi, où chaque pays présents, s’est exprimé, expliquant ce que chacun faisait pour protéger cette ressource vitale qu’est l’océan. Si les pays concernés ne se mobilisent pas, nous atteindrons un point de non-retour. “A savoir que la pollution de l’océan sera telle que nous ne pourrons plus rien faire.”, assure le président Fritch.
 
Ce matin, Edouard Fritch a apporté son expérience aux pays participants. “J’ai fait part des espaces maritimes gérés que nous souhaitons mettre en place, afin de laisser aux populations y puiser les richesses, mais sans pressions fortes sur l’océan.” Les espaces maritimes éducatifs ont été aussi abordés. “Notre souci en Polynésie, est de sensibiliser les jeunes dès leur plus jeune âge, de façon à ce qu’ils puissent prendre la relève de la gestion de ces espaces.”
 
Rappelant à la tribune que la Polynésie Française, n’a plus de licence de pêche avec les pêcheries étrangères, Edouard Fritch a estimé que grâce à cela, ” La pression sur notre océan est moindre par rapport à d’autres zones maritimes dans le monde”.
 
Mais cela ne lui suffit pas. Il veut créer des aires marines gérées et non protégées, comme le suggère l’ONU. “Avec les aires marines protégées, les populations autochtones de ces zones, n’ont plus accès à la richesse ou du moins, elle est très réglementée. Nous en Polynésie, nous parlons plus d’aires marines gérées. Notre souci et notre objectif, est de faire reconnaître ces aires marines gérées. Ce qui correspond le plus à notre rahui”.
 
Le combat d’Edouard Fritch porte désormais sur l’acceptation par l’ONU, de ces aires marines gérées, de façon à “ce qu’en Polynésie Française, nous devenons la plus grande aire marine gérée du monde, et cela je l’espère très rapidement, car personne ne peut empêcher les peuples autochtones à avoir accès à leurs propres ressources. Car, le principe d’aire protégée à savoir l’interdiction totale d’y puiser une richesse, ne fonctionnera pas pour certains d’entre nous.”
 
Un exemple suivi par Henry Puna, le premier ministre des Îles Cook qui a annoncé, l’engagement de son archipel, de classer de la moitié de la ZEE des Cook en une aire marine gérée. “Nous les habitants du Pacifique, nous  devons de protéger l’océan, le conserver dans le but qu’il fournisse de quoi nourrir , nous et l’humanité. La vérité, c’est que nous avons le dernier plus grand stock de thon au monde, et il faut en prendre soin non pas seulement pour nous mais pour le reste du monde.”
 
D’autres débats sont au programme des prochains  jours.  La conférence des Océans aboutira à un appel à l’action. Le monde et ses océans ont atteint le point de non-retour.
 
 

De notre envoyé à New York, Thomas Chabrol

 

L’intervention de Edouard Fritch à la conférence des Océans

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