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A l’aéroport de Saint-Martin, les évacuations ont repris “puissance dix”

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Publié le 09/09/2017 à 7:33 - Mise à jour le 09/09/2017 à 7:33
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“Nous avons repris les évacuations et l’acheminement de fret, stoppés pour José, puissance dix”, raconte à l’AFP le commandant Arnaud, de l’unité responsable de la gestion des évacuations.

Ce sont des hélicoptères Puma, des Alouettes 3 et des Dauphins qui font des rotations dans le cadre du pont aérien entre Saint-Martin et Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, et transportent denrées et autres matériels. Côté avions, ce sont des CASA et des avions Air Caraïbes notamment, réquisitionnés pour acheminer du fret dans un sens et évacuer des gens dans l’autre.

“Nous avons été pré-positionnés avant même qu’Irma n’arrive, avec un détachement de moins de 40 personnes, de manière à pouvoir réagir au plus tôt”, explique le commandant. “Dans un second temps, nous avons été mobilisés pour les premiers secours aux populations, le déblaiement et les premières assistances. Et maintenant, l’idée est de procéder à des évacuations”.

Dans l’ordre de priorité, les malades ou blessés ou ceux nécessitant une assistance médicale, les femmes enceintes, ou avec enfants en bas âge. “On ne sépare pas les familles qui ne désirent pas l’être”, rappelle le commandant Arnaud. Et après, sont évacués ceux qui le souhaitent, s’il reste de la place.

Le tri est fait à l’entrée de l’aéroport, devant la grille, notamment par un médecin, de l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), le docteur Matthieu Coudreuse. “Je donne un avis médical sur l’urgence de la pathologie. Parfois, je dois refuser l’embarquement. Les gens sont sous tension, mais on cherche les mots, on trouve les mots”, confie-t-il.

Dans la salle d’embarquement, Tifanie, 31 ans part, seule et définitivement, une valise cabine pour tout bagage. “Nos maris et frères restent pour aider, mais moi je pars, j’ai tout perdu”. En Guadeloupe, elle ne sait ni où aller ni comment rallier la métropole, son point final de destination.

Dans le quartier qui jouxte l’aéroport, c’est un champ de ruines. Le centre commercial offre à la vue des magasins comme pliés en quatre. Le bord de mer est ravagé, plus encore qu’à Marigot, chef-lieu de l’île. 

Seuls quelques murs des maisons tiennent encore debout, au milieu des décombres. Le sable de la mer toute proche est venu envahir la route. 

Un peu plus loin, le quartier de la Baie Orientale, où se trouvaient nombre de restaurants et d’hôtels, affiche une plage redevenue sauvage. 

“Il ne faut pas oublier qu’on est sur un territoire français, alors il faut qu’on montre que ce qu’on a su faire ailleurs (en matière de réparations NDLR), on saura le faire ici”, espère Eric Nkpa, un pharmacien grossiste qui tente de fournir des médicaments pour le ravitaillement aux autorités.

AFP

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