dimanche 28 février 2021
A VOIR

|

A bord des remorqueurs, ces petits bateaux qui guident les géants des mers

Publié le

Publié le 08/10/2017 à 12:58 - Mise à jour le 08/10/2017 à 12:58
Lecture 2 minutes

A bord du remorqueur, le capitaine part assister le Talisman, un cargo voiturier. Teiva Viri est aux commandes d’un remorqueur portuaire depuis 17 ans. Sa mission : aider les géants des mers à manœuvrer jusqu’à leur amarrage.  Pour ce cargo de 240 mètres de long , 2 remorqueurs sont nécessaires.  Le cargo doit pivoter de 180° pour pouvoir décharger. « Pour toutes les manoeuvres d’entrée et de sortie de port, le pilote est le maître de la manoeuvre. Nous, nous exécutons les ordres donnés par le pilote. On le fait tourner à 180 à l’intérieur du port suivant le choix du placement pour le débarquement. Ici c’est tribord à quai. Il décharge des voitures aujourd’hui. C’est au choix de l’agent maritime, du bord, pour faciliter le déchargement », explique Teiva. 

Du bout des mains, le capitaine place son bateau et jauge la puissance. Il peut tracter 40 tonnes, et pousser ou tirer le cargo pour éviter qu’il ne dérive trop.  Ce matin, il n’y a pas de vent, mais chaque manœuvre est délicate. « Avant chaque rentrée, on se place sur son tableau arrière afin d’être parés au cas où il lui arrive un black out ou quoi que ce soit. Lorsqu’il mouille, il lance ses ancres et on peut maintenir l’arrière. » 

En fin d’année, il faudra guider un cargo de 280 mètres. Dans le port, les bateaux de transport ou de plaisance se tiennent à distance. Le remorqueur, lui, s’approche au plus près, jusqu’au contact. Le risque est important.

Le Talisman à quai, c’est le Celibrity solstice qu’il faut maintenant accompagner. Le paquebot de 317m est le 2e plus gros bateau à accoster à Papeete, après le Queen mary 2. Doté de technologies modernes, le navire peut manœuvrer seul pour faire demi tour. Le aito nui intervient en renfort seulement en cas d’urgence.

Rédaction web avec Thomas Chabrol

infos coronavirus