vendredi 24 juin 2022
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70 jeunes répondent présent à l’opération “Halte à la prise de risques”

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Pour les autorités, la prévention reste une arme efficace pour éviter les accidents. Ce samedi matin, la gendarmerie a organisé à l’Université, une opération "Halte à la prise de risques" spéciale deux roues. L’occasion, pour les jeunes, de se confronter aux réalités de la route, en toute sécurité. Et les moins de 25 ans l’affirment : ils sont témoins de comportements dangereux, au quotidien.

Publié le 21/05/2022 à 17:25 - Mise à jour le 22/05/2022 à 9:59
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Pour les autorités, la prévention reste une arme efficace pour éviter les accidents. Ce samedi matin, la gendarmerie a organisé à l’Université, une opération "Halte à la prise de risques" spéciale deux roues. L’occasion, pour les jeunes, de se confronter aux réalités de la route, en toute sécurité. Et les moins de 25 ans l’affirment : ils sont témoins de comportements dangereux, au quotidien.

Onze, c’est le nombre de personnes décédées sur les routes du fenua depuis le début de cette année. La dernière a perdu la vie dans la nuit de vendredi à samedi, à la Presqu’île, au volant d’un scooter. Ce sont d’ailleurs les deux-roues qui sont les plus impliqués dans les accidents mortels qui surviennent au fenua : ils représentent plus de 90% des décès de la route depuis début 2022.

C’est pour tenter de prévenir ces accidents que la gendarmerie a donné rendez-vous ce samedi aux jeunes polynésiens. Depuis 2005, les opérations “Halte à la prise de risques” se multiplient pour rappeler les règles sur les routes et sensibiliser sur les conduites à risque.

Pour susciter l’intérêt des jeunes, plusieurs lots sont à gagner, comme un scooter et des formations au permis de conduire. Un système qui fonctionne puisqu’ils étaient plus de 200 inscrits… mais seuls 70 ont fait le déplacement.

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

En matière de sécurité routière, la Polynésie continue d’afficher des résultats préoccupants. Avec notamment un taux de mortalité deux fois et demie supérieur à celui de l’hexagone. Les chiffres du 1er semestre ne sont pas bons. On compte une soixantaine d’accidents dont 11 mortels. Parmi les véhicules impliqués, une grande majorité sont des deux roues.

Il y a l’insouciance de la jeunesse et le non respect du code de la route. Concernant les vélos électriques, pour moi ce n’est pas tellement le vélo électrique qui pose problème, c’est l’utilisateur qui fait un peu n’importe quoi, qui slalome entre les véhicules, qui circule sur les trottoirs, qui ne respectent pas les feux rouges, les stops, les priorités, etc.”, observe le commandant Daniel Christmann, officier adjoint responsable de la sécurité routière. “C’est un changement de comportement sur lequel il faut travailler. Il faut inculquer aux jeunes le fait que la route doit être partagée entre tous les utilisateurs et le vélo n’est pas prioritaire”.

Les vélos électriques sont considérés comme des cyclomoteurs et doivent suivre les mêmes règles sur la route. Un équipement de protection et de signalisation adéquat est fortement recommandé. Une évolution de la réglementation est en préparation et pourrait voir le jour cette année.

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