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421 opérations de sauvetage en 2022 en Polynésie

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421 opérations de sauvetage et d’assistance coordonnées par le JRCC Tahiti et 1 445 heures de mer dédiées à la surveillance des activités de pêche illégale : l'Action de l'État en mer a dressé le bilan de 2022. Une année marquée par l'interception, en septembre, d'un voilier transportant 423 kg de cocaïne, dans le port de Papeete.

Publié le 25/01/2023 à 16:47 - Mise à jour le 26/01/2023 à 10:03
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421 opérations de sauvetage et d’assistance coordonnées par le JRCC Tahiti et 1 445 heures de mer dédiées à la surveillance des activités de pêche illégale : l'Action de l'État en mer a dressé le bilan de 2022. Une année marquée par l'interception, en septembre, d'un voilier transportant 423 kg de cocaïne, dans le port de Papeete.


Prenez la mer, pas les risques. C’est en ces termes que le Haut-commissaire et le commandant des forces armées en Polynésie ont présenté aujourd’hui le bilan 2022 de l’action de l’État en mer. Pour rappel, la zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française représente 5,5 millions de km².

421 missions de sauvetage et d’assistance ont été réalisées par le JRCC. 260 personnes au total ont été secourues, et 13 décès sont à déplorer. Ces missions ont principalement concerné “des activités de loisirs nautiques, relève Geoffroy d’Andigné, commandant de la zone Asie-Pacifique et des forces armées en Polynésie française. Cela est lié à la reprise du tourisme, évidemment. Les gens avaient un peu oublié, il a fallu leur rappeler” les consignes de sécurités de base.

Alex Genicot, directeur du JRCC, invité du journal :


L’action de l’Etat en mer, c’est aussi la protection des ressources marines. 177 navires de pêche étrangers ont été suivis par avion dans et aux abords de la ZEE.

Avec 1 445 heures dédiées à la surveillance des pêches, on observe une légère hausse par rapport à 2021 qui en comptait au total 1 060. Toutefois, en 10 ans, aucune infraction n’a été relevée. “Ces navires se reportent, poursuit le Contre-Amiral d’Andigné. On les voit à l’extérieur, on les voit rentrer. Quand ils sont à l’intérieur de nos eaux, s’ils transitent, ils se mettent à une certaine vitesse. S’ils se mettent à pêcher, ces navires doivent forcément réduire leur vitesse“.

Dans la lutte contre les narcotrafics, la douane a suivi 5 voiliers suspects en 2022. Au mois de septembre, 424 kilos de cocaïne ont été saisis à bord du voilier Leana. L’équipage, en provenance du Panama, se dirigeait vers l’Australie. La Polynésie étant au carrefour de pays producteurs en Amérique latine et de pays consommateurs comme la Nouvelle-Zélande et l’Australie, elle est un lieu de passage privilégié des trafiquants. 

Lire aussi > Saisie de près de 424 kg de cocaïne : 7 ans de prison pour les prévenus

L’année 2022, c’est aussi le démantèlement et les opérations antipollution de deux palangriers chinois. Pour éviter de nouveaux échouements, deux voies maritimes ont été recommandées aux Tuamotu pour les navires en transit de plus de 15 mètres. La première entre Mataiva et Tikehau, la seconde entre Marutea Nord et Hikueru. Sur ce bilan, l’État compte poursuivre et augmenter ses capacités de surveillance, notamment ceux de la marine.

“2023 verra l’arrivée de notre nouveau patrouilleur, deux fois plus performant“, rappelle Éric Spitz, le Haut-commissaire. Un patrouilleur doté de moyens électroniques et d’un drone, qui sera épaulé d’un autre navire en 2025. “Nous allons pouvoir améliorer le secours aux personnes, la surveillance contre la pêche illégale, et la lutte contre les activités illicites“.

Toujours en matière de protection de l’environnement, les forces armées procéderont cette année à un exercice POLMAR, visant à préparer l’éventualité d’une intervention anti-pollution.

Les autorités rappellent que les équipements de sécurité de type balise de détresse sont essentiels pour la sécurité.

Il est d’usage de prévenir ses proches avant de partir en mer dans des activités à risques.