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396 mineurs délinquants sont suivis en Polynésie

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Publié le 04/10/2015 à 14:42 - Mise à jour le 04/10/2015 à 14:42
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À l’occasion du 70e anniversaire de l’Éducation surveillée, la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ouvre ses portes. L’établissement existe depuis 2005 en Polynésie française. 396 mineurs délinquants sont suivis par cette institution et ses 17 éducateurs. Un travail colossal pour le personnel. Un recrutement d’éducateurs pourrait être effectué prochainement. 

« On est en perpétuelle augmentation en terme d’effectif. Ce qui sous-entend qu’on a quand même de nombreux jeunes délinquants. Notre travail c’est d’éviter la récidive », explique Xavier Bremaud, éducateur. Le centre propose des ateliers pour expliquer aux jeunes quelles sont les règles de vie en communauté, quelle est la loi. 
La Protection judiciaire de la jeunesse est loin d’être un camp de vacances : l’établissement travaille en collaboration étroite avec la justice. « Tout de suite on pose le cadre dès les premiers rendez-vous ici. On leur explique où ils sont, qu’on est un service judiciaire et que l’on travaille avec le tribunal. Ils ont bien compris qu’ils n’étaient pas à l’école », souligne l’éducateur PJJ. 

Sur 396 jeunes hors la loi , 5 sont incarcérés à Nuutania. Les autres sont pris en charge dans des familles d’accueil ou dans un foyer. Un autre établissement d’accueil pourrait ouvrir ses portes l’année prochaine. 

Ces jeunes délinquants ont entre 10 et 18 ans et ont été arrêtés pour des motifs divers. « J’ai fait un délit… Un vol », raconte un des jeunes qui fréquente la PJJ. « Je regrette d’être ici. C’est pas bien. Maintenant, quand les gens te regardent, c’est plus pareil », confie-t-il. 
Des mineurs hors la loi qui viennent « de quartiers défavorisés comme de quartiers populaires », souligne Xavier Bremaud. « Mais c’est vrai qu’en terme de pourcentage, on aura plus affaire à des jeunes qui sont dans la reproduction de ce qu’ils ont vu dans des quartiers des fois qui ne sont pas faciles. » 
Il est donc quelques fois nécessaire de discuter avec la famille voir le quartier, la commune… « C’est vrai que si on n’a pas le relais avec les parents, c’est difficile d’enraciner le message éducatif », admet Xavier Bremaud.

Rédaction Web (Interviews : Maite mai / Esther Parau Cordette)

 

Xavier Bremaud, éducateur PJJ

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