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358 cas autochtones de dengue 2 depuis le début de l’année

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L'épidémie de dengue de type 2 se poursuit et ne faiblit pas. Les cas sont même en augmentation.

Publié le 19/08/2019 à 17:17 - Mise à jour le 21/10/2019 à 17:14
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L'épidémie de dengue de type 2 se poursuit et ne faiblit pas. Les cas sont même en augmentation.

358 cas autochtones et 2 cas importés de dengue 2 ont été confirmés depuis début 2019, révèle le dernier bulletin du bureau de Veille sanitaire. Tahiti est toujours en phase d’épidémie : toutes les communes sont touchées sauf Mahaena, Pueu et Teahupoo

Dans les îles, Bora-Bora est en phase d’épidémie (au moins 3 cas sans lien épidémiologique) : Vaitape et Faanui sont touchées. Moorea est en phase d’épidémie : Les communes d’Afareaitu, de Haapiti et de Paopao sont touchées. Six îles sont en phase d’alerte : Nuku-Hiva (Taiohae), Fakarava, Raiatea, Rangiroa, Huahine et Hiva Oa (Atuona).

La dengue de type 2 n’ayant pas circulé dans le Pays depuis l’an 2000, la population est faiblement immunisée et l’épidémie pourra être de grande ampleur. Les personnes de moins de 20 ans ou arrivées en Polynésie française après 2000 sont les plus à risque d’être infectées.

Le bureau de Veille sanitaire rappelle qu’au-delà des actions de lutte anti-vectorielle mises en oeuvre par la direction de la Santé (Centre d’hygiène et de salubrité publique) avec la collaboration des communes, chacun peut être acteur pour limiter l’ampleur de cette épidémie par les actions suivantes :
1) Pour ne pas être infecté :
éliminez chaque semaine les gîtes larvaires autour de votre domicile et de votre lieu de travail
protégez-vous des piqûres de moustiques (répulsifs, moustiquaire, diffuseurs…)
2) Si vous avez de la fièvre supérieure à 38°C, consultez un médecin. Ceci est d’autant plus important si vous venez de Tahiti et vous rendez dans une autre île de Polynésie française, non touchée par ce virus.
3) Si vous avez la dengue :
protégez-vous des piqûres de moustiques pendant 10 jours
limitez vos déplacements, pour ne pas contaminer d’autres zones géographiques.

La dengue… et la grippe

Une autre épidémie touche la Polynésie : celle de la grippe B. 167 cas ont été déclarés ces dernières semaines. Le bureau de Veille sanitaire recommande de :
– Tenir les personnes fragiles (âgées, en ALD, obèses, femmes enceintes) à distance des personnes malades
– Dans les lieux publics, à proximité d’une personne visiblement malade, se détourner si elle tousse ou éternue
– Eternuer dans sa manche ou en se couvrant la bouche avec un mouchoir
– Se moucher dans un mouchoir à usage unique, puis le jeter à la poubelle.Se laver les mains fréquemment, notamment après avoir éternué ou s’être mouché, et après être passé par des lieux très fréquentés (bus, salle d’attente…).

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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