lundi 25 janvier 2021
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20 Polynésiens s’engagent dans l’armée de l’air

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20 jeunes Polynésiens s’apprêtent à rejoindre les rangs de l’armée de l’air dans leur base d’affectation en métropole. Avant le grand départ, ils ont été conviés à une première prise de contact au détachement air de Faa’a.

Publié le 22/08/2019 à 16:54 - Mise à jour le 23/08/2019 à 17:49
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20 jeunes Polynésiens s’apprêtent à rejoindre les rangs de l’armée de l’air dans leur base d’affectation en métropole. Avant le grand départ, ils ont été conviés à une première prise de contact au détachement air de Faa’a.

Ils ne piloteront peut-être pas des avions, mais ces jeunes recrues du fenua seront essentielles aux équipages de l’armée de l’air. Dès vendredi matin, la moitié du groupe quittera Tahiti pour rejoindre la métropole. Au détachement Air 190, les conseils et les premières informations des militaires sont précieux pour bien aborder ce contrat d’engagement.

« Ce n’est jamais simple, et c’est d’autant plus compliqué quand on s’en va à 18 000 kilomètres, et que le Polynésien est fondamentalement attaché à sa famille. Il faut les rassurer. Rassurer les parents, les enfants… » explique le lieutenant-colonel Didier Le Flanchec, commandant du détachement air 190

À 19 ans, Meha’i Marama a choisi de devenir contrôleur aérien. Pour y parvenir, elle rejoint l’école des sous-officiers de Rochefort. Après une formation militaire de 4 mois, elle intégrera le centre d’instruction de Mont de Marsan. La surveillance de l’espace aérien par contrôle radar nécessite du sang froid et de la réactivité. « Le fait d’être dans la tour de contrôle et d’être au contact avec les avions, c’est énorme » confie la jeune fille.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Depuis le début de l’année, 90 jeunes Polynésiens ont rejoint les rangs de l’armée de l’air : des sous-officiers avec un niveau bac et plus, qui ont entre 17 et moins de 30 ans, et postulent pour des des métiers à responsabilité. Et deuxième profil, des militaires du rang un des niveaux fin de 3e au baccalauréat. Leurs responsabilités évolueront au fil de leur carrière.

« Nous avons environ 3 500 recrutements par an. Aujourd’hui, le recrutement ultra-marin dont la Polynésie fait partie, représente 10% du recrutement national » précise adjudant-chef Maxime Bienfait, conseiller en recrutement au CIRFA Air.

Mécaniciens, logisticiens, conducteurs d’engin lourd… les métiers sont variés sur les bases de l’armée de l’air. Et dans un monde de plus en plus connecté, l’armée développe aussi sa cyber-défense. De quoi intéresser les spécialistes de l’informatique. « C’est pour les aider. Pour contrer tout ce qui est anti-virus, les hackers etc. » nous dit François-Henry Le Nair, 20 ans.

Avec cet engagement, les recrues signent un contrat d’au moins 5 ans.

Cette année, ils sont deux à avoir réussi le concours d’entrée de l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air à Saintes en Charente-Maritime, ils y feront leur 1ère et Terminale. Après l’obtention du bac, ils pourront poursuivre une carrière militaire.

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