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14,7 % de chômage dans l’archipel de la Société

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Publié le 02/04/2019 à 16:37 - Mise à jour le 02/04/2019 à 16:37
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Il n’y en avait plus eu depuis 25 ans ! L’institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) a présenté ce mercredi les résultats de son enquête du marché de l’emploi en 2018. Une étude menée auprès de 8 000 personnes de 15 à 64 ans, et seulement sur les îles de la Société, où l’on retrouve 90% de la population mais aussi 90% des emplois.
 
Cette enquête a défini avec précision que le taux de chômage s’élève à 14,7%. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a que 14,7% des 15-64 ans qui sont sans emploi. Car un chômeur, selon la définition statistique, est quelqu’un qui recherche activement du travail, qui va souvent au Sefi, et qui peut être disponible pour travailler sous 15 jours.
 
Il y a toute une partie de la population qui déclare qu’elle aimerait avoir un travail mais qui n’en recherche pas activement, c’est ce qu’on appelle le halo autour du chômage. Des gens qui se sont découragés et ne font plus de recherches, ou bien des mères au foyer qui s’occupent des enfants ou des personnes âgées. Dans le détail, on a donc 14 700 chômeurs recensés, mais 36 100 personnes qui souhaiteraient travailler.
 
De la même façon, ce n’est pas parce qu’on considère quelqu’un comme ayant un travail qu’il a une situation professionnelle et financière stable. En effet, si le taux d’emploi des 15-64 ans s’établit à 51%, est considéré comme emploi de fournir un service en échange d’une rémunération, pour soi ou pour son foyer.
 
Donc si vous donnez un coup de main dans la roulotte de vos parents, ce qui rapporte de l’argent à votre foyer, c’est un emploi. Pareil si vous vendez des fruits en bord de route. Même si vous gagnez très peu, c’est une activité rémunératrice, donc vous avez un emploi. Il y a donc beaucoup de gens qui ont un emploi et qui sont dans une situation très précaire.
 
Et il y a aussi beaucoup de situation de précarité chez les salariés, qui représentent 75% des emplois. Dans cette catégorie, plus d’un emploi sur 7 est considéré comme fragile, c’est-à-dire en CAE, ou avec un CDD de moins de 3 mois par exemple.
 
 

L’âge est aussi un facteur important dans la recherche d’un emploi. Les moins de 30 ans (en bleu sur le graphique) ont un taux de chômage beaucoup plus élevé, et ce taux diminue à mesure qu’on vieillit. Les diplômes aussi sont importants pour trouver du travail, mais cette étude met à mal certaines idées reçues. En effet, 27% de ceux qui ont un BEP ou un CAP sont au chômage, contre 33% pour ceux qui ont le bac. Donc mieux vaut avoir une formation professionnalisante, qui vous insère mieux sur le marché du travail, qu’un diplôme général, même d’un niveau supérieur.
 
Cette étude montre aussi que l’accès à l’emploi est difficile dans la zone rurale de Tahiti et à Moorea, où on a un taux de chômage à 20%, alors que dans la zone urbaine, donc de Mahina à Punaauia, et aux Raromatai, il est seulement de 12%. En zone urbaine parce qu’il y a beaucoup d’industries, et aux Raromatai parce qu’il y a beaucoup de tourisme. L’hôtellerie fournit beaucoup d’emplois, autant aux hommes qu’aux femmes d’ailleurs.
 
Les femmes, justement, sont défavorisées par rapport aux hommes sur le sujet de l’emploi. Alors que 6 hommes sur 10 en âge de travailler ont un emploi, seulement 4 femmes sur 10 en âge de travailler en ont un. Le taux de chômage des femmes est à 19% contre 12% chez les hommes. Et le taux d’activité des femmes, c’est-à-dire celles qui ont un emploi ou celles qui en cherche un activement, chute drastiquement à partir de 25 ans.
 
Pourtant beaucoup émettent le souhait de travailler… Mais elles ont souvent des enfants ou des personnes âgées à s’occuper. On pourrait penser qu’une politique qui améliore le développement des crèches et des structures d’accueil pour matahiapo pourrait aider à résorber ces différences entre hommes et femmes.
 

Rédaction web avec Tamara Sentis

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