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​Le zika reste le principal suspect des microcéphalies

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Publié le 14/02/2016 à 16:16 - Mise à jour le 14/02/2016 à 16:16
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L’étude de cette université d’Argentine suggère un lien entre un larvicide, le pyriproxifène, et les microcéphalies détectées sur les foetus. Près de 4000 cas ont été relevés au Brésil.
Mais le pyriproxifène n’a jamais été utilisé dans la lutte contre les moustiques en Polynésie française, selon Glenda Mélix. « On a utilisé le Temefos et le BTI comme larvicides, et la deltaméthrine pour lutter contre le moustique adulte » assure la directrice du centre d’hygiène et de salubrité publique.
Glenda Mélix assure que ces produits n’agissent pas de la même manière que le pyriproxifène, un inhibiteur de croissance qui empêche les moustiques de devenir adultes.

Les larvicides n’ont jamais été introduits dans de l’eau destinée pouvant être bue, comme cela a pu être le cas en Amérique du Sud.
Quant à la deltaméthrine, le centre d’hygiène rappelle qu’elle est utilisée « depuis des décennies » à La Réunion, la Martinique, la Guadeloupe ou en Nouvelle-Calédonie dans la lutte contre le moustique, sans jamais avoir été relié à aucune anomalie sur l’homme.
Les autorités médicales ont indiqué qu’elles allaient prendre connaissance de l’étude argentine, mais qu’en l’état, c’est bien le zika qui est aujourd’hui l’hypothèse la plus sérieuse pour expliquer les microcéphalies.

Mike Leyral

Glenda Mélix, directrice du centre d’hygiène et de salubrité publique

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