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Vidéo – Gaston Flosse: « Le film Tuihani est passé, c’est de la vieille histoire »

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Publié le 06/06/2017 à 8:24 - Mise à jour le 06/06/2017 à 8:24
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Si la présence des deux Marcel Tuihani était attendue, ceux-ci ne se sont point présentés au Grand Conseil.  Dès lors, le renouvellement du bureau a été voté à main levée et c’est Teura Iriti qui hérite de la fonction de Marcel Tuihani junior, à savoir, présidente déléguée du parti orange. Quant à son père qui occupait la fonction de trésorier général du parti, sa place a échu à Alice Tinorua.

Pour Gaston Flosse, la démission des « deux Tuihani », n’est pas une surprise. « Nous l’attendions depuis un certain temps » déclare-t-il. A la question, que lui reprochent les Tuihani, sa réponse est: « Je ne sais pas. Dans sa lettre il me reproche mes orientations… Mais quelles orientations, puisque lors de la présidentielle, il a voté avec les autres pour que le Tahoeraa soutienne Marine Le Pen. » 

Puis, Gaston Flosse embraye rapidement sur  le sujet principal de la réunion, le deuxième tour des législatives. « Nous avons décidé de laisser la liberté aux présidents de fédération avec leur président de section, de décider du choix sur qui porter leur voix. (…) Il n’y a pas d’alliance avec le Tavini. Chaque président de fédération décidera s’il soutient ou non tel candidat, s’il vote blanc etc.. Il n’y aucune orientation, ni obligation d’aucune sorte. »

Le sujet de la démission des Tuihani revenant sur le tapis, Gaston Flosse reconnaît tout de même, concernant Marcel Tuihani senior,  que cela « lui fait mal au cœur. Voir quelqu’un partir comme cela, sans raison, bien que ce ne soit pas la première fois, cela fait trois ou quatre fois, qu’il se met à crier ».

Selon l’homme fort du Tahoeraa, les sautes d’humeur de Marcel Tuihani senior se faisaient fréquentes, depuis que son fils est président de l’assemblée. « Avant, il n’ouvrait jamais la bouche… Il ne disait jamais rien. Dès que son fils est devenu président de l’assemblée, il se levait, claquait la porte et quittait le groupe, puis revenait la fois d’après ».

Jusqu’à hier, jour où il a remis sa démission du groupe Tahoeraa. « Il est venu, il a crié un bon coup, il s’est levé, il est parti, et son fils l’a suivi. »

Visiblement agacé par les questions des journalistes sur l’affaire Tuihani, « Le film Tuihani est passé. Ils sont remplacés, et c’est de la vieille histoire. », conclut l’ex président de Polynésie, effaçant d’un coup de gomme « flossienne », les années passées avec les Tuihani junior et senior à battre la campagne durant de longues années pour le parti orange. Comme si, ils n’avaient jamais existé.
 

Rédaction Web avec Sam Teinaore

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