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Territoriales : il va falloir “du nouveau souffle” dans la liste Tapura déclare Edouard Fritch

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En séminaire la semaine dernière, le parti autonomiste d'Edouard Fritch a dressé son bilan. Le Tapura se prépare à la prochaine échéance : les territoriales. Le président confirme qu'il sera bien candidat.

Publié le 22/08/2022 à 15:06 - Mise à jour le 23/08/2022 à 15:05
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En séminaire la semaine dernière, le parti autonomiste d'Edouard Fritch a dressé son bilan. Le Tapura se prépare à la prochaine échéance : les territoriales. Le président confirme qu'il sera bien candidat.

À moins d’un an des élections territoriales, le Tapura Huiraatira parti du président Edouard Fritch s’est réuni en séminaire. La vision reste la même : “On ne va pas quémander. Nous demandons le partenariat de l’Etat et dans le cadre de la République française puisque c’est prévu, l’accompagnement de l’Etat pour sortir ce pays de l’ornière dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Donc oui, et c’est ce que le séminaire confirme, c’est qu’il faut rester autonomiste et mener notre programme avec cette vision d’avenir d’une Polynésie attachée à la France vraisemblablement avec certains aménagements sur le plan statutaire mais ça c’est technique, précise Edouard Fritch. Mais le fait que nous travaillons avec la France est bien accueilli par le Tapura Huiraatira”.

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Le Tapura compte bien rester au côté de la France et Edouard Fritch a d’ailleurs déjà prévu une nouvelle mission à Paris. Le président du Pays compte demander à l’Etat un nouvel accompagnement financier. Le but : soulager la CPS et peut-être, à l’horizon 2025, supprimer la TVA sociale. “Je vais partir à Paris très bientôt. Je vais essayer de discuter avec l’Etat sur la mise en place d’une convention spécialement solidarité. Et cette convention de solidarité devrait venir nous donner un coup de main pour l’année 2023, 2024, 2025. je vais essayer de négocier ça sur deux ou trois ans de façon à ce que nous puissions alléger la pression fiscale ici dans le Pays et donner un peu plus de pouvoir d’achat à nos ménages. C’est la raison pour laquelle nous envisageons de baisser les cotisations CPS pour ce qui est du patronat et des syndicats de salariés de 1% d’ici le mois d’octobre prochain. Mais, est-ce que ce sera suffisant ? La question se pose bien sûr mais je pense que tout geste favorable pour redonner du pouvoir d’achat sera bienvenu.”

Edouard Fritch maintient qu’il mènera sa liste aux prochaines élections. “Sur ma candidature en tant que tête de liste du Tapura Huiraatira pour 2023, nous avons épuisé toutes les recherches possibles en matière juridique. C’est clair : ce sont deux mandats de 5 ans. je n’ai pas fait deux mandats de 5 ans, donc j’ai une possibilité d’aller au-delà. Le Conseil d’Etat c’est le dernier moyen dont certains disposent pour infirmer ou confirmer ce que je viens de dire mais en tous les cas pour ce qui me concerne, je pense que l’analyse des juristes est claire, les textes sont clairs. Donc on va y aller, je vais y aller et le Tapura Huiraatira s’inscrit tout à fait dans ce mouvement.”

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Pour regagner le cœur des Polynésiens, l’actuel président du Pays ne parle pas d’exclure certains membres du parti, mais plutôt de monter une liste incluant de nouveaux visages, plus jeunes. “Ce n’est pas moi qui décide. Ce sera décidé par le Conseil politique dans un premier temps, et le grand congrès. Mais ce qui est certain, c’est qu’il va falloir y mettre un peu de nouveau souffle parce que on aura besoin de mettre quelques jeunes, mais on aura besoin de maintenir avec ces jeunes des personnes d’expérience, des personnes un peu plus âgées. Donc il va falloir que l’on fasse un mixage qui corresponde aux souhaits de nos populations parce que c’est un vœu”.

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