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Sommet des îles du Pacifique : les 15 pays signent officiellement leur Déclaration

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Pour le premier sommet des îles du Pacifique à la Maison Blanche, les 15 États présents ont présenté leur partenariat dans une Déclaration du 29 septembre. Coopération, régionalisme et maintien du droit sont les maîtres mots des 11 points soulevés par les dirigeants de chaque pays.

Publié le 29/09/2022 à 17:31 - Mise à jour le 29/09/2022 à 17:50
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Pour le premier sommet des îles du Pacifique à la Maison Blanche, les 15 États présents ont présenté leur partenariat dans une Déclaration du 29 septembre. Coopération, régionalisme et maintien du droit sont les maîtres mots des 11 points soulevés par les dirigeants de chaque pays.

Formalisant la coopération diplomatique entre les États-Unis et les 14 pays insulaires représentés, la déclaration issue du sommet des îles du Pacifique se décline en onze points, inscrits dans un contexte de “crise climatique qui empire” :

  1. Renforcer le partenariat entre les pays

    La vision des îles du Pacifique se reflète dans la Stratégie pour le Pacifique Bleu à l’horizon 2050, avec le soutien des États-Unis. Ce partenariat de long terme impliquera un engagement renforcé des États-Unis, notamment au niveau diplomatique. La priorité est faite à la résolution des conflits et à la fin des négociations liées au Traité de libre-association. Les États-Unis comptent amplifier leurs efforts en tant que partenaire du Forum des îles du Pacifique.
  2. Appuyer le régionalisme dans le Pacifique

    L’engagement américain se traduira par un renforcement du régionalisme, via le Forum des îles du Pacifique et le Conseil des organisations régionales du Pacifique. Les pays reconnaissent le rôle central des Nations Unies et des défis transnationaux, et prennent en comptent le statut spécial des Petits États insulaires en développement. 

  3. Aborder la crise climatique ensemble et en priorité

    La crise climatique menaçant la vie et la sécurité des populations du Pacifique, l’objectif est de mettre en place l’accords de Paris (issu de la COP 21 de 2015) et de préparer au mieux la COP27 qui aura lieu à Charm el-Cheikh, en Égypte, du dimanche 6 novembre 2022 au vendredi 18 novembre 2022. Les plus gros pollueurs ont pour l’instant échoué à revoir leurs objectifs climatiques à la hausse, loin de l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

  4. Améliorer la coopération économique et le développement durable dans le Pacifique

    Après la pandémie de COVID-19, le redémarrage économique est nécessaire, notamment pour atteindre les objectifs de l’Agenda du développement durable pour 2030. L’ensemble des signataires soutient le Panel on Multidimensional Vulnerability Index des Nations Unies pour les Petits États insulaires en développement. 

  5. Se soutenir mutuellement en cas de catastrophe naturelle

    Les signataires rappellent les événements survenus aux Tonga, aux îles Salomon, Vanuatu et Kiribati, et l’importance d’une solidarité transnationale pour prévenir ce type d’événement.

  6. Renforcer les lois qui régissent le Pacifique

    Les règles en matière de pêche dans le Pacifique seront particulièrement surveillées par les États-Unis, qui rappellent leur implication depuis 2016 dans le Multilateral Treaty on Fisheries. Les pays signataires annoncent vouloir conserver et protéger 30% de l’Océan Pacifique d’ici 2030. Les négociations seront accélérées au sujet de la Convention sur la diversité biologique, composante du traité de Rio de 1992. Enfin, les parties feront respecter la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

  7. Maintenir la paix et la sécurité à travers le continent Pacifique

    Dans ce septième point est soulignée l’importance de l’intégrité territoriale et la souveraineté de chaque pays. “Nous condamnons toutes les guerres d’agression, notamment la guerre brutale de la Russie contre l’Ukraine”.

  8. Continuer le travail lié à la crise covid et aux enjeux de santé publique                  
  9. Proposer des opportunités à tous

    Les parties annoncent redoubler d’effort concernant l’équité et égalité des genres et la condamnation de toute violence, virtuelle ou non, en prenant en compte la Déclaration des leaders du Pacifique de 2012 sur l’Égalité des Genres..  

  10. Aborder de façon compréhensive l’héritage lié aux conflits et promouvoir la non-prolifération nucléaire

    Les États-Unis rappellent les traces laissées par la Seconde Guerre Mondiale et la Guerre Froide dans le Pacifique. Ils mentionnent à ce point les îles Marshall, concernées par des enjeux environnementaux, de santé publique, et promeuvent le régime de non-prolifération du nucléraire. Le point évoque le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaire de 1970, ainsi que la Zone exempte d’armes nucléaires telle que définie par l’ONU.
  11. Assurer l’application du partenariat et son futur
(Crédit : WASHINGTON, DC – SEPTEMBER 29 photo by CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

LES SIGNATAIRES

Mark Brown, Premier ministre des îles Cook
Josaia Voreqe Bainimarama, Premier ministre des Fidji
David W. Panuelo, Président des Etats fédérés de Micronésie
Edouard Fritch, président de la Polynésie française
Josie-Ann Dongobir, chargé d’affaires de la République de Nauru
Louis Mapou, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
Surangel S. Whipps, Jr. Président de la République de Palau
James Marape, Président de l’Etat indépendant de Papouasie Nouvelle-Guinée
David Kabua Président de la République des îles Marshall
Fiamē Naomi Mata’afa Premier ministre des Samoa
Manasseh Sogavare, Premier ministre des îles Salomon
Siaosi ‘Ofakivahafolau Sovaleni Premier ministre du royaume de Tonga
Kausea Natano, Premier ministre de Tuvalu
Joseph R. Biden, Jr. Président des Etats-Unis d’Amérique
Odo Tevi, ambassadeur de la République de Vanuatu