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Relance : À l’Assemblée, Moetai Brotherson demande un « plan Colibri » plutôt qu’un « plan Marshall » pour les outre-mer

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Le député Moetai Brotherson a assisté à la première séance du nouveau gouvernement à l'assemblée. Il a interpellé le nouveau ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu sur la responsabilité de l’Etat et la manière d’envisager la relance économique en Polynésie :

Publié le 08/07/2020 à 12:11 - Mise à jour le 08/07/2020 à 12:12
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Le député Moetai Brotherson a assisté à la première séance du nouveau gouvernement à l'assemblée. Il a interpellé le nouveau ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu sur la responsabilité de l’Etat et la manière d’envisager la relance économique en Polynésie :

Plan Colibri plutôt que plan Marshall

Aujourd’hui pour la première séance du nouveau gouvernement, j’ai interpellé le nouveau ministre des outre-mer, M. Sébastien Lecornu sur la responsabilité de l’Etat et le nécessaire changement de paradigme dans la manière d’envisager la « relance ». La vraie question est : veut-on réellement préparer le « monde d’après » ou juste reproduire le « monde d’avant » ?…I teie mahana 'ua tanao atu vau i te mana'o o te fa'aterehau 'api o te mau 'aihu'ara'a 'o Sébastien Lecornu i ni'a i te tuha'a a te Hau farani i te pa'epa'e fa'ahou i te fa'arava'ira'a faufa'a. E taui anei tatou i te fa'anahora'a ? Aore ra e tahana noa anei a tatou i te fa'anahora'a tahito.

Posted by Moetai Brotherson on Wednesday, July 8, 2020

« Ma question s’adresse à monsieur le ministre des Outre-mer : « rien ne sera plus jamais comme avant ». On a entendu ce slogan au niveau local comme au niveau national. Avant la crise covid, 15% des Polynésiens étaient considérés chômeurs soit 16 200 personnes auxquelles l’honnêteté intellectuelle commande d’ajouter 23 200 individus que les statistiques ne classent pas, étrangement, comme étant en recherche d’emploi. La réalité pré-covid nous place donc déjà au-delà des 40% de sans emploi. Avec la fermeture des frontières et l’arrêt des dessertes aériennes régulières, décision de l’Etat mais aussi des principales sources de touristes comme les Etats-Unis, c’est 22% du PIB polynésien qui est en danger de disparaître. D’ici la fin de l’année, ce sont 15 000 chômeurs de plus qui sont attendus dont 11 000 dans le seul secteur du tourisme », a expliqué le député.

Moetai Brotherson a souligné « la dépendance de nos économies de comptoir et la perte de notre souveraineté alimentaire. 88% de ce qui est consommé en Polynésie, où pourtant tout pousse, est importé. Allons nous attendre le jour où les cargos ne viendront plus à cause d’une nouvelle crise sanitaire, politique, ou économique pour nous saisir de cette réalité ? Monsieur le ministre, la Polynésie attend, au-delà des ping pong statutaires, de savoir si l’Etat va assumer ses responsabilités outre-mer. Non pas pour retrouver la situation ante, mais pour construire ce fameux monde d’après. »
Selon lui, des solutions existent : « elles ont pour nom permaculture, apiculture, circuit court, aquaponie, jardins partagés, pêche responsable, énergies propres et renouvelables. Certainement pas une ènième version bétonnée et tropicalisée du plan Marshall. Êtes vous prêt à lancer avec les responsables locaux, un véritable plan de transformation des outre-mer vers plus de résilience et moins de dépendance ? Citant Pierre Rabi : un plan Colibri ou chacun aura un rôle à jouer »

Le ministre a rappelé le soutien financier de l’Etat à l’économie polynésienne et l’urgence sociale dans les Outre-mer, une priorité. Il a également tenu a rassurer l’élu polynésien : « Là où je vous rejoins dans la tonalité de votre question, c’est que quelque chose décidé depuis Paris de manière autoritaire, ou à l’aveugle, ne pourra pas fonctionner. Il faut qu’on soit capables de décliner le plan de relance, sous l’autorité du Premier ministre, de manière spécifique sur les différents territoires d’outre-mer. »

Le nouveau ministre, qui a déjà eu l’occasion de se rendre au fenua l’an dernier en tant que ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, se dit concerné par la question de la question de la transition écologique dans la relance : « il est évident que la question de la transition écologique doit occuper une part fondamentale de cette relance, tant elle est d’ailleurs un des éléments de l’identité, de l’attractivité touristique de la Polynésie française. Il y a un enjeu, et Olivier Véran le sait sur la santé sur lequel je sais que vous nous attendez sur la signature d’une convention santé avec le ministre de la Santé et des solidarités. On va s’y employer. Et puis bien sûr, traiter l’ensemble des sujets liés à l’éloignement, avec ces sujets d’auto-suffisance. Vous avez parlé de questions alimentaires, mais pas que : la question de l’énergie me semble-t-il aussi est une question importante notamment dans un certain nombre d’atolls. En tout cas nous serons au côté des élus de la Polynésie française pour le faire monsieur le député. »

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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