Patricia Teriiteraahaumea : « Qui de mieux que les tavana peuvent parler des communes ? »

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Candidate de la liste du Tapura Huiraatira dans la section 3, Patricia Teriiteraahaumea était l’invitée des journaux de TNTV, vendredi soir. La candidate aux Territoriales mise sur l'expérience des tavana, sur la solidarité inter-générationnelle et sur plus d'autonomie alimentaire et énergétique pour convaincre les électeurs.

Publié le 01/04/2023 à 11:33 - Mise à jour le 27/12/2023 à 15:49

Candidate de la liste du Tapura Huiraatira dans la section 3, Patricia Teriiteraahaumea était l’invitée des journaux de TNTV, vendredi soir. La candidate aux Territoriales mise sur l'expérience des tavana, sur la solidarité inter-générationnelle et sur plus d'autonomie alimentaire et énergétique pour convaincre les électeurs.

TNTV : Le programme du Tapura s’appuie sur 5 piliers, notamment le vivre ensemble et le développement des communes et des archipels. En quoi consiste ce dernier point?

Patricia Teriiteraahaumea : « C’est le choix de faire mener nos têtes de liste par des tavana. Qui de mieux que les tavana peuvent parler des communes? C’est une opportunité pour nous de valoriser leur rôle. Au niveau des archipels, nous avons déjà réalisé des choses, par exemple les réalisations des quais et des digues. Pour que nos îles ne soient pas coupées du monde, il y a le câble sous-marin qui a permis à nos écoles et îles d’êtres connectées avec le reste du monde » .

TNTV : Le développement des communes et archipels, c’est aussi le développement du tourisme pour le Tapura?

Patricia Teriiteraahaumea : « Pour le développement du tourisme, nous avons besoin de transports. Nous avons mis en place une aide directe au tourisme, avec le billet pour le tere dans les îles. Nous avons facilité les billets à moindre coût pour que le tourisme à l’extérieur se développe et que nos archipels soient mieux connus. Ce que nous essayons de faire passer, c’est le tourisme de développement durable, c’est à dire faire connaître notre authenticité » .

TNTV : Vous prônez un changement de comportement chez les utilisateurs de transports?

Patricia Teriiteraahaumea : « C’est un problème que nous rencontrons tous les jours, on le voit le matin dans nos réseaux routiers, il y a une grosse circulation qui empêche les gens d’arriver à l’heure. Pour nous, il faut essayer de mettre en place des comportements nouveaux. On n’a rien inventé, il faut apprendre à utiliser moins de voitures pour venir dans le centre, utiliser nos bus… Il faut s’orienter vers le réseau maritime, que l’on peut améliorer. Le grand projet que nous attendons depuis longtemps, c’est la route du Sud, qu’il faut peut-être revoir sans essayer d’expulser les habitations existantes. Il faut peut-être pousser un peu plus haut pour valoriser les vallées qui attendre d’être mieux exploitées » .

TNTV : Autre volet, le social et le vivre ensemble. Améliorer l’offre de santé, c’est aussi un de vos leitmotiv?

Patricia Teriiteraahaumea : « Une population en mal de vivre n’est pas une communauté qui va bien vivre. Nous avons constaté que notre population vieillit, donc nous avons renforcé les aides au niveau de nos matahiapo, avec des formations par exemple pour les enfants qui voudraient bien aider leurs parents par des aides fetii. Pour les matahiapo, il faut partager leur savoir-faire, puisque c’est un atout majeur pour notre population. Les moni ru’au ont aussi été augmentés » .

TNTV : Autre détail important, pour vous la Polynésie doit être solidaire après la crise que nous avons vécu.

Patricia Teriiteraahaumea : « Nous avons vu que nous sommes vulnérables par rapport à d’autres choses, par exemple sur l’arrivée de nos aliments. La plupart du temps nous sommes dépendants de ce qui vient de l’extérieur. Nous voulons renforcer les autonomies alimentaires, et énergétiques. Pour cela, il faut valoriser nos métiers de la terre et de la mer, puisque nous avons la chance d’avoir une nature bienveillante, pousser notre jeunesse vers ces métiers. Sur les cinq ans, nous mis en place deux lycées agricoles, à Vairao et aux Marquises. Dans les cantines scolaires, nous avons adopté une loi exigeant qu’il y ait plus de 50% d’utilisation de nos fruits et de nos légumes dans les assiettes de nos enfants. Au niveau des énergies renouvelables, nous avons, au niveau de la Polynésie française, le plus grand SWAC. Dans 12 îles de la Polynésie, nous avons des jardins de photovoltaïques » .

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