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Patrice Jamet va perdre son mandat de maire

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Publié le 26/07/2015 à 13:41 - Mise à jour le 26/07/2015 à 13:41
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La décision du tribunal administratif   de déclarer inéligible le maire de Mahina, Patrice Jamet, a été confirmée par le Conseil d’Etat. Le recours du tavana a été rejeté. Il est donc déclaré inéligible pour une période de 18 mois et perd son mandat de maire. « On s’attendait à une décision du Conseil d’État. On trouvait même qu’elle avait tardé. Au moins, on sait où on va », témoigne Jean-Marc Maono, directeur de cabinet du maire. « Depuis ce matin, la population appelle pour manifester son désarroi, son soutien au tavana ».

Pour Patrice Jamet, cette décision serait « un soulagement » à en croire son chef de cabinet. « Je l’ai eu au téléphone. Je crois que c’est un soulagement pour lui. Il y a quand même une certaine forme de pression. L’attente, c’est très lourd à gérer. Et le Conseil d’État qui aurait dû mettre 3 semaines à statuer, a mis plus d’un mois. Ça peut augmenter un peu le stress. Ce matin au téléphone, je l’ai eu complètement relâché, serein. »

La décision n’a pas encore été publiée et doit être signifiée à Patrice Jamet par le haut-commissaire Lionel Beffre. « Pour l’instant il est encore maire. On doit attendre la notification du haut-commissaire. Il est encore maire », insiste Jean-Marc Maono. 

C’est la première adjointe de Patrice Jamet, Lorna Oputu, qui prendra l’intérim. Le conseil municipal devrait désigner un nouveau maire d’ici 15 jours. « Il faut qu’on organise la succession. Le plus tôt serait le mieux », estime le chef de cabinet de Patrice Jamet. « La commune doit quand même tourner, fonctionner ». 

La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rejeté, en juillet 2014, le compte de campagne de Patrice Jamet au motif que 65% des recettes déclarées correspondaient à la contribution de l’association Ia Tura O Mahina.  

D’autres élections municipales ont été contestées. À Anau, à Bora Bora, à Nunue, à Fare et à Maroe à Huahine, ainsi qu’à Moerai sur l’île de Rurutu, les maires restent en place. Les requêtes d’annulation ont été rejetées.   
 

Jean-Marc Maono, directeur de cabinet du maire

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