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Parrainage à la présidentielle : Moetai Brotherson n’a pas “encore arrêté son choix”

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Le député et membre du Tavini était l'invité de nos journaux mardi.

Publié le 02/02/2022 à 15:55 - Mise à jour le 02/02/2022 à 15:55
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Le député et membre du Tavini était l'invité de nos journaux mardi.

Avant d’aborder le sujet de la présidentielle, quelles sont vos impressions sur l’étude de l’IRD concernant le bénitier en Polynésie ?
“Moi, les résultats de l’IRSN ne m’étonnent pas vraiment. Ils nous expliquent aujourd’hui que la surconsommation de pahua peut être dangereuse. Ok. Pourquoi pas. Dont acte. Mais maintenant, autant que je sache, le polonium n’existe pas à l’état naturel (…) ou alors en quantité infinitésimale dans la nature chez nous. Par contre il résulte de la dégradation de l’uranium, qui n’existe pas non plus à l’état naturel chez nous. Mais par contre qu’on trouve dans les essais atomiques.”

Vous êtes sceptiques sur cette étude ?
“Je ne suis pas sceptique, je pense que cette étude ne vise pas à dédouaner les essais nucléaires. Je pense qu’elle vise simplement à alerter peut-être d’un nouveau danger mais qui à mon avis résulte des essais nucléaires.”

Pour en revenir à la présidentielle, vous avez décidé d’accorder votre parrainage à Christiane Taubira. Pourquoi ce choix ?
“Je n’ai pas encore arrêté mon choix. D’abord, que les choses soient claires : je ne parrainerai aucun candidat de droite ou d’extrême droite parce que ce n’est pas dans mon ADN, ce n’est pas non plus dans l’ADN du Tavini Huiraatira. Christiane Taubira, c’est un peu l’appel du coeur parce que d’abord c’est une femme, c’est une ultra marine, et puis c’est quelqu’un qui au Tavini a une histoire, avec qui on partage une histoire. Elle était à nos côtés en 2004. En 2005 elle a battu la campagne avec Oscar Temaru à l’époque. Donc on a un attachement particulier à sa personne. Ce serait le choix du coeur. Maintenant, j’ai un côté cartésien (…) et j’aime bien lire les programmes. Et pour l’instant Christiane Taubira n’a pas vraiment de programme puisqu’elle vient juste de se lancer dans la course. À l’inverse il y a à gauche des candidats comme Jean-Luc Mélenchon, (…) comme Yannick Jadot, qui ont des programmes qu’on peut lire, qu’on peut analyser et dans lesquels on peut surtout chercher ce qui nous concerne. Parce que la plupart des programmes, il ne faut pas s’y tromper, en gros ils cherchent à faire des choses biens pour la France. Pas pour la Polynésie.”

Vous parliez aussi de soutenir un petit candidat. Vous, vous connaissez la complexité pour ces petits candidats à recueillir des parrainages...
“Ah oui, moi j’ai fait le tour de France en Fiat 500 pour essayer de recueillir les 500 parrainages (pour Oscar Temaru en 2017, NDLR). (…) Moi j’étais seul. Normalement ce sont des états majores qui passent des coups de fil (…) Un grand parti structuré va avoir 100 ou 200 personnes qui travaillent là dessus. Moi j’étais seul. Et puis, le changement qui a été fait sous François Hollande de rendre publics les parrainages, a un peu complexifié la chose parce que certains maires en France comme ici ont un peu peur d’être identifiés comme ayant parrainé un tel ou un tel parce que si le gouvernement qui vient après ne correspond pas, est-ce qu’ils vont avoir leurs subventions… La grande majorité des élus qui peuvent parrainer ne parrainent pas parce qu’ils ne veulent pas qu’on puisse leur reprocher leurs parrainages.”

(…)

Jeudi, la commission pour l’ouverture des archives du nucléaire va se tenir. Comment est-ce que vous analysez cette situation. Est-ce qu’il y a une avancée notable dans la recherche de la vérité sur le nucléaire ?
“Tant qu’il y aura cette réserve sur ce qu’ils ont appelé les archives proliférantes, on en saura un peu plus mais rien de déterminant à mon avis.”

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