samedi 11 juillet 2020
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« Nous sommes le peuple de l’Océan » : Ouverture de la conférence du Groupe des Parlements des îles du Pacifique

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La conférence du Groupe des Parlements des îles du Pacifique (GPIP) sur le thème de "l’économie bleue durable", a officiellement débuté, mardi matin, à l’Assemblée de Polynésie française. Cet événement réunira pendant deux jours les Présidents des parlements venus des quatre coins de l’Océanie pour échanger, débattre et partager leurs connaissances.

Publié le 10/09/2019 à 14:51 - Mise à jour le 10/09/2019 à 16:46
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La conférence du Groupe des Parlements des îles du Pacifique (GPIP) sur le thème de "l’économie bleue durable", a officiellement débuté, mardi matin, à l’Assemblée de Polynésie française. Cet événement réunira pendant deux jours les Présidents des parlements venus des quatre coins de l’Océanie pour échanger, débattre et partager leurs connaissances.

Près de 60 personnalités issues de 16 chambres parlementaires de la région Pacifique ont été accueillies ce matin, sur le parvis de l’assemblée, au son des tambours marquisiens et des chants d’accueil entonnés par le personnel de l’institution. Après avoir pris place dans l’hémicycle de Taraho’i, et après quelques mots de bénédiction prononcés par Adrien Rurawhe, vice-président du Parlement de Nouvelle Zélande, les parlementaires du Pacifique ont pris part à la cérémonie du Rāhiri visant, pour chaque participant, à déposer une jeune feuille de bananier dans un réceptacle taillé dans un tronc d’arbre, symbole d’un engagement fraternel et solennel entre les parlements de la région, signe de l’alliance scellée entre eux dans le but d’agir en faveur de l’Océan Pacifique.

(Crédit photo : Présidence de la Polynésie française)
(Crédit photo : Présidence de la Polynésie française)

En juillet 2015, les dirigeants du groupe des dirigeants polynésiens (PLG) ont signé la « Déclaration de Taputapuatea sur le changement climatique », dans laquelle ils insistent sur l’importance à limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5° celsius. Cette déclaration a également été présentée à Paris, lors de la COP 21, fin 2015.

Dans son discours, Edouard Fritch a tenu à rappeler que cette initiative a fait écho aux objectifs définis par les dirigeants du Forum des îles du Pacifique, qui est la principale institution politique régionale dans le Pacifique. Ce cadre régional engage les dirigeants à travailler ensemble pour relever les défis communs, exploiter les forces communes et faire en sorte que les progrès individuels et collectifs apportent des avantages concrets à tous les peuples du Pacifique, a souligné le Président.

Les objectifs principaux pour la Polynésie française sont le développement durable associant développement économique, social et culturel de manière à améliorer les moyens de subsistance et le bien-être et à utiliser l’environnement de manière durable, mais aussi une croissance économique inclusive et équitable, un renforcement des systèmes de gouvernance, juridique, financier et administratif, et enfin, des conditions environnementales et politiques stables et sûres pour tous.

(Crédit photo : Présidence de la Polynésie française)

« Nous sommes peut-être considérés comme de petits territoires insulaires, mais aux yeux des plus grandes nations, nous sommes et sommes devenus de grands États océaniques et nos ressources marines font l’objet de convoitises. Pour cette raison, en tant que gardiens de cet océan, je demande instamment à chacun d’entre nous de prendre les mesures nécessaires pour protéger et gérer de manière durable nos ressources marines avant qu’il ne soit trop tard », a également souligné le Président.

En ce sens, en 2018 à Nauru, les dirigeants du forum des Îles du Pacifique ont approuvé la Déclaration de Boe, Et lors du dernier Forum des Îles du Pacifique, au mois d’août, à Tuvalu, les dirigeants des îles du Pacifique ont gardé le même cap.

Gaston Tong Sang a quant à lui insisté sur le fait que les débats qui se tiendraient aujourd’hui et demain devaient dépasser les clivages et les idéologies politiques des uns et des autres et qu’ils aboutiraient à l’adoption, demain, d’une déclaration commune fixant les engagements des parlementaires de la région en faveur de la protection de notre Océan. Concluant son discours en adressant à ses collègues un message d’unité et de fraternité, le président de l’assemblée a déclaré : « Nous sommes un seul et même peuple, des frères et des sœurs unis par les liens du sang et de l’histoire et dont le cœur bat à l’unisson au rythme des vents, des vagues et des courants… Nous sommes le Peuple de l’Océan, contraint aux mêmes défis, sous le joug des mêmes menaces, porteurs des mêmes espoirs et déterminé à nous exprimer d’une seule voix ! ».

Lire aussi : La pêche au coeur de la conférence du groupe des Parlements des îles du Pacifique

Toujours sur la même thématique, le Président s’est également entretenu la semaine dernière, à Santiago du Chili, avec Sebastian Piñera, le président de la République du Chili, et avec Carolina Schmidt, ministre de l’Environnement et présidente de la COP 25 qui se tiendra à la fin de l’année, au Chili.

Lors de ces entretiens avec les autorités chiliennes, il a aussi été question du projet de câble sous-marin de télécommunications entre Tahiti et le Chili. Dans ce domaine, le Président a rappelé que la Polynésie avait déjà signé l’année dernière, en Nouvelle-Zélande, un accord mettant en œuvre le consortium Manatua pour un câble de télécommunications reliant Tahiti, les îles Cook, Niue et Samoa.

Demain matin, les parlementaires visiteront, à l’aube, le port de pêche, avant de poursuivre leurs travaux, à Taraho’i, sur le thème de la pêche, secteur clé de l’économie bleue.

(Crédit photo : Présidence de la Polynésie française)

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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