vendredi 15 octobre 2021
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Nucléaire : “si j’avais su (…) je me serais opposé avec violence” écrit Gaston Flosse

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REACTION - Les réactions se multiplient après la publication d'une enquête révélant que le niveau réel de la radioactivité à laquelle la population polynésienne a été exposée lors des essais nucléaires entre 1966 et 1996 a été sous-évalué. Le leader du Tahoeraa Gaston Flosse s'exprime dans un communiqué :

Publié le 09/03/2021 à 18:01 - Mise à jour le 10/03/2021 à 11:56
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REACTION - Les réactions se multiplient après la publication d'une enquête révélant que le niveau réel de la radioactivité à laquelle la population polynésienne a été exposée lors des essais nucléaires entre 1966 et 1996 a été sous-évalué. Le leader du Tahoeraa Gaston Flosse s'exprime dans un communiqué :

Dans un communiqué, Gaston Flosse (président de la Polynésie de 1984 à 1987) réagi à la publication de l’enquête du média d’investigation en ligne Disclose. Le leader du parti orange se demande si la Commission à l’Energie atomique français a bien été incapable de mesurer le niveau réel de la radioactivité des essais nucléaires entre 1966 et 1996 ou si elle a voulu “travestir, cacher la vérité”.

Lire aussi : Le niveau réel de la radioactivité lors des essais nucléaires en Polynésie, sous-évalué

“Je ne me suis pas opposé à ces expérimentations, admet Gaston Flosse. J’ai même parcouru le Pacifique, rencontré les chefs d’Etats nos voisins, pour les rassurer. Je leur ai dit que la bombe française était propre. je l’ai fait en toute confiance, car je pensais apporter ma petite contribution à la force de défense et de dissuasion de la France. Mais si j’avais su que c’était au prix de sacrifices, de vies humaines, je me serai opposé avec violence à ces expérimentations. Nous, Polynésiens, avons été trompés”, estime-t-il.

Gaston Flosse demande donc à l’Etat français de reconnaitre le fait nucléaire, de réexaminer toutes les demandes d’indemnisation rejetées sur la base de ces nouveaux éléments, mais aussi d’annuler la loi Morin “qui n’a plus sa raison d’être”.

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