lundi 25 mai 2020
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Nucléaire : L’Assemblée nationale étudie sans les parlementaires polynésiens un projet de loi qui réintroduit le risque négligeable

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L’Assemblée nationale étudie, ce jeudi à Paris, un projet de loi portant diverses mesures sur l’urgence face au Covid-19. Un alinéa imposant la contrainte du seuil de 1 millisievert, pour les indemnisations des Polynésiens victimes du nucléaire ayant présenté un dossier, y a été glissé. Une aberration pour le député Moetai Brotherson.

Publié le 14/05/2020 à 10:45 - Mise à jour le 15/05/2020 à 7:49
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L’Assemblée nationale étudie, ce jeudi à Paris, un projet de loi portant diverses mesures sur l’urgence face au Covid-19. Un alinéa imposant la contrainte du seuil de 1 millisievert, pour les indemnisations des Polynésiens victimes du nucléaire ayant présenté un dossier, y a été glissé. Une aberration pour le député Moetai Brotherson.

Le député Moetai Brotherson n’en a eu connaissance qu’hier grâce à la vigilance de ses collaborateurs à Paris. Un alinéa qui vient réintroduire le risque négligeable dans l’instruction de tous les dossiers de demande d’indemnisation des victimes des essais nucléaires a été glissé dans un projet de loi étudié ce jour à l’Assemblée nationale. « Et tenez-vous bien, ce n’est pas un projet de loi sur le nucléaire, non ! C’est un projet de loi portant diverses mesures sur l’urgence face au covid-19, précise le député. Et dans ce projet de loi, à l’article 2 ter, ils viennent introduire un alinéa qui, ni plus ni moins, dit que tous les dossiers, y compris ceux avant 2019, et donc avant le dépôt de l’amendement Tetuanui, seront contraints par cette contrainte du millisievert ! »

« Je pose la question à l’Etat : qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ? »

Moetai Brotherson est « choqué » de la manière dont cela a été fait. Car « ce texte avait déjà été examiné au Sénat, mais pas dans un texte sur le nucléaire, dans un cavalier législatif, un truc que personne n’a vu. Ils auraient pu l’inscrire dans les deux semaines qui suivaient à l’Assemblée nationale, pendant que j’étais là-bas, pendant que Maina était là-bas, pendant que quasiment tous les parlementaires polynésiens étaient là-bas, s’insurge-t-il. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont attendu qu’on soit tous ici, qu’on soit tous revenus, pour l’inscrire. Donc il y a un texte sur le nucléaire, qui est un sujet qui nous concerne nous au premier chef -les essais ont eu lieu ici, pas à Brest, pas au Havre-, et il n’y a pas de parlementaires polynésiens à l’Assemblée nationale pour en discuter. Moi je suis outré. Et je pose la question à l’Etat : qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ? »

Un amendement de retrait déposé

Le député a déposé un amendement de retrait qui doit être examiné aujourd’hui. Il rédigera également un courrier au président de la République et au Premier ministre pour pointer cette affaire du doigt. « J’espère que les associations vont se lever, j’espère que mes collègues ne vont pas laisser passer ça, poursuit Moetai Brotherson, qui espère aussi que son amendement de retrait sera voté, et qu’on ne fera pas cet ignominie. Mais si ce n’est pas le cas, si je suis tout seul à crier, ça servira à rien. »

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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