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Nucléaire : la résolution adoptée, le haut-commissaire surpris

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Publié le 26/11/2014 à 17:17 - Mise à jour le 26/11/2014 à 17:17
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La résolution controversée des élus Tahoeraa a été présentée aujourd’hui jeudi à l’assemblée de la Polynésie. Signée par Marcel Tuihani, président de l’assemblée de la Polynésie et une représentante Tahoeraa, le texte demande à l’Etat une indemnisation en dédommagement des préjudices subis sur les atolls de Moruroa et Fangataufa. Après une séance mouvementée, la résolution a été adoptée à l’assemblée de la Polynésie par 36 voix pour , 19 contre et 2 abstentions. Et, surprise, c’est grâce aux voix de l’UPLD que le texte est passé. 11 représentants du parti d’Oscar Temaru ont voté pour. Le groupe A Tia Porinetia et 13 élus Tahoeraa Huiraatira ont en revanche voté contre ou se sont abstenus.

Ce soir, le Haut-commissaire a réagi « avec étonnement » à ce vote. Selon lui, la résolution a été « adoptée grâce à une alliance de circonstance » et « aucun nouvel élément n’est, objectivement, intervenu sur ces atolls qui permettrait de comprendre la soudaineté de cette initiative ».
Le haut-commissaire se dit également surpris d’une telle décision « au moment où l’Etat s’efforce, précisément, d’apporter son plein soutien à la relance de l’économie de la Polynésie française et au redressement des comptes sociaux, dans le cadre de la légitime solidarité nationale dont doivent bénéficier nos concitoyens polynésiens ».
 
Par ailleurs, selon le Lionel Beffre, la résolution est « contestable sur le plan juridique puisque les atolls de Moruroa et Fangataufa sont des dépendances classées dans le domaine public terrestre de l’Etat, par principe, inaliénable et imprescriptible. Affectés au ministère de la Défense, ces deux atolls relèvent, en outre, du statut d’ « installation nucléaire intéressant la défense » tel qu’encadré par le décret du 15 mai 1981 relatif à la protection et au contrôle des matières nucléaires dans le domaine de la défense, désormais codifié dans le code de la défense.
A ce titre, l’Etat y assure le respect des conventions internationales qui lient la France, en matière de non-prolifération notamment. »
 
Le haut-commissaire assure que « ce texte ne détournera pas l’Etat du travail partenarial qu’il conduit avec le président Edouard Fritch et son gouvernement, sur les dossiers de fond qui concernent l’avenir et les préoccupations quotidiennes de toutes les Polynésiennes et de tous les Polynésiens ».

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