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Nicole Sanquer quitte le groupe Tapura Huiraatira

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Nicoles Sanquer ne siégera plus parmi la majorité à l’assemblée de la Polynésie française. Elle a déposé jeudi sa démission du groupe Tapura Huiraatira mais n’a pas pour autant demandé à quitter le parti politique. La représentante évoque un malaise un sein de la majorité et des doutes quant à certains textes votés à l’assemblée.

Publié le 07/12/2019 à 11:03 - Mise à jour le 09/12/2019 à 9:36
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Nicoles Sanquer ne siégera plus parmi la majorité à l’assemblée de la Polynésie française. Elle a déposé jeudi sa démission du groupe Tapura Huiraatira mais n’a pas pour autant demandé à quitter le parti politique. La représentante évoque un malaise un sein de la majorité et des doutes quant à certains textes votés à l’assemblée.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui a provoqué cette prise de distance ?
« C’est une décision mûrement réfléchie. J’ai interrogé ma fédération Tapura Huiraatira de Mahina. Il s’agit surtout d’un malaise qui existe aujourd’hui et que je ressens depuis quelques mois au sein de l’assemblée de la Polynésie française et notamment sur certains textes où j’ai voté favorablement, mais j’étais plutôt sceptique quant à l’application ou à la portée de ces textes. Par respect pour la majorité, j’ai toujours respecté les consignes de vote. Aujourd’hui j’aimerais siéger dans les non-inscrits pour pouvoir participer au débat. Nous avons été élus sur un programme en 2018 et aujourd’hui j’aimerais défendre ce programme. Parfois on s’en éloigne un peu et je voudrais surtout travailler sur les engagements qui ont été pris devant la population et qui traînent un peu à arriver, ou parfois qui ne sont pas tout à fait respectés. »

Vous quittez le groupe à l’assemblée, mais pas le parti politique. Pourquoi ?
« Je ne quitte pas le parti politique. Pour le moment je suis députée de la majorité et je souhaiterais continuer à porter les projets de la Polynésie française à Paris. Mais même sur ce point-là, depuis les élections européennes, je l’ai dit au président Edouard Fritch que j’ai rencontré hier, je sens une mise à l’écart sur certains des dossiers qui me tiennent vraiment à cœur, notamment cette prochaine convention Etat-Pays santé, celle qui va venir remplacer la convention RSPF, et on n’accompagne plus le président dans ses missions à Paris. Et il est vraiment difficile parfois de travailler dans ces conditions, mais je reste députée de la majorité. Et surtout, j’ai été élue sur un programme, j’ai contribué à la création de ce parti. J’ai contribué aux victoires de ce parti, j’ai fait campagne et je reste persuadée que le programme sur lequel nous avons été élus était bon. »

Où siégerez-vous dans l’hémicycle ? Y a-t-il d’autres représentants qui pourraient vous suivre dans votre démarche ?
« Ma démarche est personnelle, c’est vraiment le résultat d’une réflexion et aujourd’hui je vais siéger chez les non-inscrits, donc je serai toute seule. Et je souhaiterais continuer à travailler sur les textes. Mais surtout je voudrais qu’il y ait beaucoup plus de communication entre les élus, le gouvernement, qu’il y ait de vraies réunions de travail sur les textes qui sortent aujourd’hui. La majorité forte du Tapura fait parfois qu’on tue le débat à l’assemblée. »

Au sujet des prochaines municipales, allez-vous vous porter candidate sur la commune de Mahina ?
« Oui, je l’ai annoncé. Je présenterai ma liste, qui s’appelle Tamarii Mahina A Tu, le 18 janvier prochain. Et comme je l’ai annoncé, je ne demanderai pas l’investiture du Tapura, puisque c’est une liste apolitique qui réunit des personnes qui veulent travailler sur un projet communal, qui veulent travailler pour Mahina. »

En cas de victoire, vous serez confrontée à la question du cumul des mandats. Lequel choisirez-vous ?
« Je choisirai le mandat de tavana. En effet, il m’est interdit d’être députée et tavana. Et après une longue réflexion, je m’engagerai pour ma commune. »

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