dimanche 9 août 2020
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Malgré les critiques, l’Assemblée adopte le SAGE

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Adopté par 39 voix contre 18, le schéma d’aménagement général de Polynésie française a d’abord fait l’objet de quelques empoignades ce matin. Vivement critiqué par les élus de l’opposition, le SAGE s’est rapidement vu éclipser par la très controversée Route du sud.

Publié le 06/07/2020 à 17:05 - Mise à jour le 06/07/2020 à 18:11
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Adopté par 39 voix contre 18, le schéma d’aménagement général de Polynésie française a d’abord fait l’objet de quelques empoignades ce matin. Vivement critiqué par les élus de l’opposition, le SAGE s’est rapidement vu éclipser par la très controversée Route du sud.

Taxé de « vœu pieu », de plan « obsolète », voire « d’autisme complet sur l’avenir institutionnel », le schéma d’aménagement de la Polynésie française a essuyé une salve de critiques de l’opposition ce matin. Parmi les plus sévères, on retrouve Richard Tuheiava et Antony Géros bien-sûr, mais aussi d’anciens membres du Tapura, comme Nuihau Laurey, et Nicole Sanquer.

« Vous avez été invités systématiquement à chaque comité, et jamais une fois vous n’êtes venus, a rétorqué Jean-Christophe Bouissou. Ça ne vous intéresse pas. Tout ce qui vous intéresse, c’est faire de l’opposition pour faire de l’opposition. C’est ça qui est dommage. Nos amis qui étaient avec nous ont décidé de s’inscrire au milieu, maintenant, ils font de l’opposition sur un sujet qui nous a liés. Je vous rappelle que ça a commencé en 2016, qui était ministre à l’époque ? » interroge le ministre en charge du logement, de l’aménagement du territoire et des transports insulaires.

Sans surprise, la Route du Sud a rapidement monopolisé les débats. Des échanges marqués par la présence dans l’hémicycle du nouveau conseil municipal de Paea, soutenu dans le hall par l’association Mata Atea, et le collectif Nuna’a a ti’a.

Antony Géros (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Car le tracé contesté a beau avoir été retiré du SAGE, ça ne suffit pas. Pour ses farouches opposants, c’est tout le projet de route qui doit être retiré. Car si Route du Sud il y a, elle passera forcément par Paea et donc par la case expropriation. « Il n’a jamais été précisé dans le SAGE que sur la portion de Route du Sud, il n’y a pas Paea. Et combien même il apportait cette précision, je me pose la question de savoir : lorsque la route va arriver à Paea, que va-t-on faire ? Comment les voitures vont faire ? Elles vont décoller, plonger dans un tunnel ?! Il y a quand même un certain nombre de questions qui se posent véritablement » s’est exclamé Antony Géros, président du groupe Tavini Huiraatira. « On est pas contre le Sage, on est pour un Sage sans route du sud, on veut travailler sur l’existant, pas sur du supplémentaire » renchérit Gilles Parzy, président de l’association Mata Atea.

L’appel d’offres lancé par le Pays pour des relevés topographiques avait déjà provoqué une levée de bouclier. Le gouvernement ne s’en cache pas, un jour ou l’autre, il faudra bien trouver un nouveaux tracé pour désenclaver les emprises foncières.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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