dimanche 3 juillet 2022
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Le Tahoeraa veut faire de la Polynésie un État souverain associé à la France

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Publié le 19/11/2018 à 16:09 - Mise à jour le 19/11/2018 à 16:09
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C’est sa nouvelle bataille. Gaston Flosse souhaite faire de la Polynésie un État souverain… associé à la France.
 
“Nous ne voulons pas couper le cordon avec la France, a-t-il lancé ce mardi aux médias qu’il a convoqué pour faire part de son projet. Mais nous voulons pouvoir décider de notre avenir, de notre destin.”
 
Pour le fondateur du Tahoeraa Huiraatira, “la souveraineté, ça veut dire que ce sera la Polynésie qui exercera toutes les compétences, y compris les compétences régaliennes”, a-t-il poursuivi. “Mais nous passerons des accords avec l’État français pour que l’État français se charge de les mettre en exécution, pour que l’État français soit toujours présent en Polynésie française.”
 
Dans le détail, le parti orange indique rejeter le projet de modification apportées à la loi organique du 27 février 2004 et “demande à la ministre des Outre-mer d’arrêter les travaux sur la modification de la loi de février 2004, puisque la majorité que nous représentons, le Tahoeraa Huiraatira et le Tavini Huiraatira, c’est-à-dire 50,78 %, s’est prononcé contre ce toilettage”.
 
À la place, il propose dans un premier temps, dès 2019-2020, le remplacement de cette loi organique par un nouveau statut, celui de “Pays associé à la France”.
 
Puis viendra la préparation d’un scrutin d’autodétermination. Dans la vision du Vieux Lion, “de 2020 à 2025, le Pays disposera de cinq années pour se préparer, pour négocier des accords avec la France, relatifs à la mise en œuvre de certaines compétences : l’éducation, les compétences régaliennes notamment et le scrutin d’autodétermination”. Et si le délai de 5 ans n’est pas suffisant, il pourrait être porté à 10 ans.
 
Après les négociations, viendrait le référendum en 2025 ou 2030, avec la question “Voulez-vous que la Polynésie française accède à la pleine souveraineté en association à la France ?”. Et “en 2026, si Dieu le veut, la Polynésie française deviendra un État souverain associé à la France”, conclut le leader.
 
Si Gaston Flosse semble avoir réponse à tout, une question reste toutefois en suspens : comment compte-t-il mettre en œuvre ce projet, sachant qu’il n’est plus aux commandes du Pays et qu’il n’a pas la majorité à l’assemblée de la Polynésie française ?
 

Rédaction web avec Laure Philiber et Tauhiti Tauniua-Mu San

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