lundi 21 septembre 2020
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Le second tour des élections municipales, peut-être en juin ?

Le projet d’ordonnance relatif au report du second tour du renouvellement général des conseillers municipaux de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie, est le premier texte soumis à l’examen et au vote des représentants ce vendredi. Il a été adopté à l’unanimité.

Publié le 17/04/2020 à 16:03 - Mise à jour le 18/04/2020 à 14:59

Les élus réunis à l’Assemblée pour la première séance de la session administrative, ce vendredi matin, ont eu à se prononcer sur la tenue du second tour des élections municipales au fenua.

Car en vertu de l’article 19 de la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid 19, il est possible d’organiser le second tour de ces élections, de manière dissociée par rapport à l’hexagone, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. C’est une première. Et ce particularisme est le fruit d’un amendement porté par le gouvernement à la demande des autorités locales des deux collectivités.

Si compte tenu du contexte sanitaire, voir cette question figurer à l’ordre du jour a pu surprendre, le représentant Tavini Moetai Brotherson a rappelé que « si, d’une part, pour des raisons sanitaires, les élections ne pouvaient pas se tenir avant la fin juin, ce sont les deux tours qui auraient dû être refaits. Sauf pour les communes où tout s’est joué en un tour. Il faut qu’on soit conscients de ça. Et puis il faut qu’on soit attentif, qu’il n’y ait pas de discours contradictoire avec d’un côté, faire des élections, et d’un autre côté, demander aux gens de rester chez eux. Je pense qu’on ne pourra faire ce second tour que si le confinement est levé sans quoi on nagerait en plein paradoxe ».

 « La priorité c’est avant tout la santé de tous.« 

Teura Iriti, présidente du groupe Tahoera’a Huira’atira à l’Assemblée 

Un avis partagé par une autre représentante de l’opposition, Teura Iriti, présidente du groupe Tahoera’a Huira’atira à l’Assemblée : « La priorité c’est avant tout la santé de tous. Cela doit primer avant toute chose. Bien que nous comprenions que nous devons passer par ce teste au cas où une décision serait prise pour ce second tour des élections municipales, ce texte est important pour la mise en place du second tour, mais la date n’a pas été confirmée. C’est ce que nous attendons. En espérant que la sécurité prime avant toute chose ».

Le président du Pays a tenu à rassurer les élus : « Nous ne pouvons pas organiser le 2nd tour des municipales alors que nous sommes en confinement, puisque ce serait le contraire de ce que nous disons chaque jour. Vraisemblablement, il faudra attendre la fin du confinement, ou au moins les allègements prévus au niveau du confinement, pour commencer à regarder la date du 2ème tour. Comme vous le savez, si ce deuxième tour ne se tient pas avant la fin du mois de juin ; le 1er tour est annulé pour ceux qui doivent se présenter au 2nd tour. Je crois que ce serait démocratiquement injuste, qu’on annule, puisque les gens se sont déplacés, se sont exprimés : on ne peut pas le faire disparaître pour une histoire de date. De mémoire d’ancien, c’est la première fois qu’on a à gérer un tel phénomène. On nous a laissé une marge de manœuvre. Nous ne serons pas obligés de prendre la même date de la métropole, alors que ce sont des élections qui sont en général orchestrées par Paris ».

Toutefois, cette proposition d’ordonnance sera soumise à l’avis du conseil scientifique français… Mais Edouard Fritch souhaite qu’il s’appuie sur une expertise locale :« Je demande que notre conseil scientifique soit remis à jour. Car dans ce projet d’ordonnance, il est prévu que le conseil scientifique soit consulté avant. Je sais qu’ils ont peu d’informations sur notre situation. Il faudra que ce conseil scientifique métropolitain s’appuie sur un conseil scientifique qui est le notre. Je l’espère en tous les cas. Avant qu’il donne son avis ».

Pour le président du groupe Tavini Huira’atira à l’Assemblée, Antony Geros, il est nécessaire de « dissocier la problématique de l’élection, de la problématique de la crise sanitaire. Puisque durant la crise, ce qui nous réunit, c’est la distribution des aides publiques, et pendant la période électorale, c’est justement le respect de la sincérité du scrutin qui devrait nous rassembler. Respect qui s’oppose à ce que des aides publiques puisse être distribuées pendant cette période. Ce n’est pas parce-qu’on va arrêter le confinement qu’on va arrêter ces aides. Et ces aides vont perdurer durant la période de propagande électorale, ce qu’on ne peut pas accepter. Il y aura des arbitrages douteux. Ces aides relèvent de l’autorité communales et se sont les maires sortants qui prendront la décision d’en tirer profit. Si c’est nécessaire qu’on en finisse, pas dans la précipitation ni l’urgence, parce-que ce n’est pas la priorité. La priorité, c’est qu’on sorte de la période de crise du Covi 19. Or, on cherche à amalgamer les deux, et c’est ce que je déplore.

Les élections, « ce n’est pas la priorité« 

Antony Geros, président du groupe Tavini Huira’atira à l’Assemblée

Le gouvernement fait ce qu’il faut, mais il y a des autorités qui en font un usage d’intérêt bien plus privatif qu’ils ne le devraient. L’aide publique reste à l’aide publique, et doit être entendue en tant que tel. Or, aujourd’hui, on a l’impression de récupérer l’aide publique, et de venir avec son statut de personne qui distribue l’aide… et ça, ça ne doit pas être le cas. Ça risque d’être le cas, si je m’en tiens à ce que j’ai vu dans certaines communes du Pays… On n’est pas obligé de dire à sa population : ça c’est le cœur qui donne, alors que ce sont des aides publiques. C’est le cœur de tout le monde qui donne, mais par l’autorité des fonctions de la personne investie qui se présente devant eux »

Ce à quoi Edouard Fritch réplique : « L’organisation d’un second tour n’a pas de lien direct avec les actions qui sont aujourd’hui menées par les maires. Tony Géros se pose des questions sur des comportements électoralistes des maires. On peut tout interpréter. On peut se poser la question, je ne conteste pas cela, mais à un moment donné, on fait fi de tout cela, parce-qu’il faut intervenir. Les gens ont besoin de manger et il faut se focaliser là-dessus ! »

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